Le libéralisme économique imprègne tous les imaginaires, et c’en est devenu la Pensée unique.
La perte du AAA n’est un problème (qu’ils disent !) que pour les États gérés - ils
appellent ça la gouvernance - par ceux qui veulent imposer leur vision
ultralibérale de l’Etat à savoir : l’Etat ne serait qu’entreprise comme une autre !
Autrement dit, ces Etats qui prétendent se soucier de la perte du triple A sons sous la férule des Chicago boys.
En effet, dans cette optique, si l’Etat est une entreprise comme une
autre, elle doit se financer auprès des marchés financiers comme les
autres entreprises, logique libérale oblige.
C’est une croyance aussi détestable que celle des barbus dans un État laïque au sens large. J’y reviendrai.
Tout simplement parce qu’il est possible à l’Etat de faire la nique au marchés financiers et
ses agences de notations prétentieuses et irrationnelles en empruntant à
des taux équivalents à ce que la BCE accorde aux banques privées. cf. MM Larouturou et Rocard.
Ceci dit : La contrepartie de la dette odieuse ce sont les placement
financiers,
et la contrepartie de la charge de la dette c’est la rente ! Cela, les
gouvernements de droites alliés objectifs des libéraux ne
le diront pas : leur clientèle électorale ne leur pardonnerait pas,
puisque la contrepartie de la dette odieuse ce sont leurs placement
financiers, et la contrepartie de la charge de la dette c’est la rente ! Ils savent tous, que quand la note baisse, les taux de la rente sont plus élevés et les salaires plus diminués, et si la note remonte, c’est le capital de la rente qui augmente.
Le gros problème, c’est que les marchés financiers sont
internationaux, cependant que la charge de la dette est nationale ! Et
ça, c’est la double peine pour les contribuables : en effet, on
pourrait admettre que la dette envers les nationaux serait une sorte de
jeu à somme nulle ; les contribuables verseraient aux rentiers une somme
équivalente à celle que lesdits rentiers reverseraient dans l’économie
nationale.
Non seulement, l’équité d’un tel système est contestable ; mais il y a
fort à craindre que le résultat soit en définitive une hémorragie de
notre richesse nationale au profit d’investisseurs étrangers. C’est ça
aussi la concurrence libre et non faussée. Pour jouer dans la cour des
grands, encore faut-il savoir jouer. La droite qualifiée la plus bête du
monde ne devrait pas nous y exposer. Mais c’est sa nature !
nb.
Les agences de notations sont irrationnelles puisque leurs notations
ont une influence sur la chose notée ; elles sont prétentieuses puisque
les États n’ont pas vocation à être notés autrement que dans le seul intérêt des marchés
financiers.
Supprimons cette soumission aux marchés et renvoyons les agences de notation à la niche !