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Commentaire de JL1

sur 12 propositions pour limiter les excès du système financier et des banques


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Francis, agnotologue JL1 28 janvier 2012 08:51

12 propositions pour limiter les excès du système financier et des banques

Au hasard, je lis : « S’assurer que les agences de notation font leur travail »

Ce que j’en dis :

Le libéralisme économique imprègne tous les imaginaires, et c’en est devenu la Pensée unique.

La perte du AAA n’est un problème (qu’ils disent !) que pour les États gérés - ils appellent ça la gouvernance - par ceux qui veulent imposer leur vision ultralibérale de l’Etat à savoir : l’Etat ne serait qu’entreprise comme une autre ! Autrement dit, ces Etats qui prétendent se soucier de la perte du triple A sons sous la férule des Chicago boys.

En effet, dans cette optique, si l’Etat est une entreprise comme une autre, elle doit se financer auprès des marchés financiers comme les autres entreprises, logique libérale oblige.

C’est une croyance aussi détestable que celle des barbus dans un État laïque au sens large. J’y reviendrai.

Tout simplement parce qu’il est possible à l’Etat de faire la nique au marchés financiers et ses agences de notations prétentieuses et irrationnelles en empruntant à des taux équivalents à ce que la BCE accorde aux banques privées. cf. MM Larouturou et Rocard.

Ceci dit : La contrepartie de la dette odieuse ce sont les placement financiers, et la contrepartie de la charge de la dette c’est la rente ! Cela, les gouvernements de droites alliés objectifs des libéraux ne le diront pas : leur clientèle électorale ne leur pardonnerait pas, puisque la contrepartie de la dette odieuse ce sont leurs placement financiers, et la contrepartie de la charge de la dette c’est la rente ! Ils savent tous, que quand la note baisse, les taux de la rente sont plus élevés et les salaires plus diminués, et si la note remonte, c’est le capital de la rente qui augmente.

Le gros problème, c’est que les marchés financiers sont internationaux, cependant que la charge de la dette est nationale ! Et ça, c’est la double peine pour les contribuables : en effet, on pourrait admettre que la dette envers les nationaux serait une sorte de jeu à somme nulle ; les contribuables verseraient aux rentiers une somme équivalente à celle que lesdits rentiers reverseraient dans l’économie nationale.

Non seulement, l’équité d’un tel système est contestable ; mais il y a fort à craindre que le résultat soit en définitive une hémorragie de notre richesse nationale au profit d’investisseurs étrangers. C’est ça aussi la concurrence libre et non faussée. Pour jouer dans la cour des grands, encore faut-il savoir jouer. La droite qualifiée la plus bête du monde ne devrait pas nous y exposer. Mais c’est sa nature !

nb. Les agences de notations sont irrationnelles puisque leurs notations ont une influence sur la chose notée ; elles sont prétentieuses puisque les États n’ont pas vocation à être notés autrement que dans le seul intérêt des marchés financiers.


Supprimons cette soumission aux marchés et renvoyons les agences de notation à la niche !



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