Tortureur, -euse, adj. et subst. masc. (dans l’article TORTURER,
verbe)
Prononc. et Orth. : [],
(il)
torture
[]. Att. ds
Ac. dep. 1798.
Étymol. et
Hist. A. Verbe trans.
1. a) 1480 « soumettre à la
question » (
Baratre infernal, B.N. 450, fo 169 vo
ds GDF.
Compl.) ;
b) 1831 «
faire subir des tortures à quelqu’un » (MUSSET
ds
Le Temps, p. 73) ;
2. a) 1783 « infliger une
souffrance » (L. MERCIER,
Tableau de
Paris, t. 4, p. 290 : tourner, retourner sa phrase ; on
torture
son cerveau) ;
b) 1797 (CHATEAUBR.,
Essai Révol., t. 2, p. 163 : en tournant l’agonisant dans
son lit pour le mettre plus à son aise, [on] ne fait que le
torturer) ;
3. 1798 torturer un texte (Ac.). B.
Verbe pronom. 1. a) 1797 « se faire souffrir » (CHATEAUBR., op. cit., p. 409) ; b)
1823 se torturer l’esprit (LAS CASES, Mémor. Ste-Hélène, t. 1, p.
257) ; 2. verbe réciproque 1934 (DANIEL-ROPS, loc. cit.). Dér. de torture* ;
dés. -er. Fréq. abs. littér. : 1 029. Fréq.
rel. littér. : XIXe s. : a)
592, b) 1 468 ; XXe s. : a) 2
381, b) 1 650.
DÉR. Tortureur, -euse,
adj. et subst. masc. a) Adj., rare. Qui torture,
sert à torturer. Synon. tortionnaire. Tes pauvres
outils tortureurs et mordeurs (GIONO,
Que ma joie demeure, 1935, p. 261). b) Subst.
masc. Celui qui inflige la torture. Synon. bourreau,
tortionnaire. Dans sa cellule, le colonel Picquart
songe, et suivant, en son rêve, les pensées de ses tortureurs,
sourit tranquillement au devoir (CLEMENCEAU,
Vers réparation, 1899, p. 225). [],
fém. [-ø:z].
1res attest. 1480 (Baratre infernal, Bibl. Rouen
A 297 ds DELB. Notes mss), attest.
isolée, 1830 (BALZAC, Œuvres div.,
t. 1, p. 517), absent des dict. jusqu’à Lar. 19e ;
dér. de torturer, suff. -eur2*.
BBG. GOHIN 1903, p. 319.
Quoique Littré ne connaisse pas... Adjectif rare est-il dit...
Et que je persiste à trouver le mot horrible, mais enfin...
Giono, Clemenceau...
Références incontestables...
J’ai donc perdu une occasion de me taire.
Plates excuses...
Je ne suis pas sûr que ce soit un coup de pot ; Mélenchon est vraiment cultivé.
Il a peut-être lu Que ma joie demeure... Qui sait ?
Ce qui je le confesse à ma courte honte n’est pas mon cas.