Je ne suis pas d’accord pour une annulation totale de la dette car elle n’est certainement pas en totalité illégitime.
Bref on fait un audit et on voit combien il reste à payer et combien est illégitime.
Si ça annule 80% tant mieux, si c’est 30% c’est déjà ça.
Toute activité a besoin de financement, c’est à dire de crédits pour certains investissements. Nous avons besoin de nous endetter pour investir tout comme le fait n’importe quelle entreprise. Et cela vaudra aussi demain après annulation.
Donc si on annule la dette illégitime seulement, on envoie aux investisseurs et aux banques un message clair, attention pas de magouilles ou c’est vous qui paierez. Mais pour le reste soyez assuré que vous serez remboursé. La France n’a qu’une parole, blabliblabla...
Maintenant une annulation totale et aveugle de la dette c’est aussi un message très clair, l’argent que nous vous demandons est le notre et nous ne le rembourserons jamais... mis à part le fait que bien sur personne ne nous en donnera gracieusement puisqu’on ne rembourse pas, ça s’appelle du vol ou du racket et c’est l’équivalent d’une faillite. Si c’était pour faire ça, on aurait mieux fait de le prendre par l’impôt...
Bref c’est vraiment, mais alors vraiment pas productif.
Cela dit soyons honnêtes, il risque d’y avoir une part assez important de la dette qui est illégitime. Une très grosse part. Mais il ne faut pas oublier le retour de bâton : si on fait ça les État étrangers qui doivent de l’argent aux banques Françaises feront exactement pareil, et là le chiffre de la dette qui ne sera pas remboursé à nos banques risque d’être salé, largement plus qu’elle ne pourront supporter. Il y aura une gigantesque crise bancaire, au moins équivalente à celle de 2008, rien que ça ! Donc soyons prudents, allons y par à coups, négocions au cas par cas des annulations de dettes mutuelles, restons raisonnables, et ne nous privons pas volontairement d’une marge pour négocier. Bref restons un partenaire crédible et non pas un État en faillite à qui l’on peut donc faire ce que l’on veut puisqu’il n’a plus rien à mettre sur la table. Sinon nous passerons pour responsables de la crise bancaire.
De toute façon une crise bancaire de grande ampleur est inévitable... il s’agit donc de se préparer et créer une situation qui nous permettra de mieux supporter le choc, et de préférence ne pas passer pour les responsables.