• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Connolly

sur Gauche de progrès : un échec en trompe l'œil


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Connolly 25 avril 2012 12:46

Pourquoi cette vulgarité et cette agressivité Machiavel ? Pourquoi tant de haine et d’aigreur ?


La dichotomie droite-gauche existe depuis 1789, ne vous en déplaise, et repose essentiellement sur des divergences ayant trait au concept d’égalité. En clair, ce clivage symbolise de façon synthétique la pluralité idéologique de tout régime politique depuis grosso modo la Révolution française.

La gauche peut se diviser en trois courants principaux : l’extrême gauche (aujourd’hui principalement incarnée par LO et NPA), la gauche radicale (aujourd’hui principalement incarnée par le FdG) et le centre gauche (aujourd’hui principalement incarné le PS). La différence entre les trois se situe sur deux plans :
1) le premier concerne le degré d’opposition au système en place : l’opposition dans le système pour les uns (le centre gauche), afin de le rendre moins inégalitaire ; opposition contre le système en place pour les autres (gauche radicale et extrême gauche), afin de lui substituer un autre plus égalitaire ;
2) le second concerne le degré de concessions vis-à-vis de ses propres desseins idéologiques : la compromission pour le centre gauche (où l’on va jusqu’à renoncer à ses desseins initiaux pour s’adapter au système) ; le compromis pour la gauche radicale (où l’on accepte certaines concessions à condition néanmoins de préserver l’essentiel) ; aucune concession pour l’extrême gauche (où l’on obéit à une logique dogmatique et manichéenne du tout ou rien)

Depuis toujours, une partie de la droite et de l’extrême droite a combattu le clivage droite-gauche (faisant d’elle une vue de l’esprit) pour tenter de mieux transcender les différences idéologiques, du point de vue socio-économique, autour notamment du concept de nation -compris dans son acception ethnico-culturelle - et de maintenir ainsi un ordre fondé sur la hiérarchie et l’inégalité. Déjà dans les années 20 le philosophe Alain avait tenu ce propos sur la question : « Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et partis de gauche, hommes de
droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est
que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de
gauche ». En clair : ni gauche, ni droite, donc à droite (as simple as that !).

Quant au fait que nous n’ayons plus rien à voir avec Marx, Proudhon, Bakounine et Jaurès, désolé cher ami, mais cela c’est vous qui le dites. Je dirais même que c’est un peu court. Il conviendrait donc, je pense, que vous nous fassiez une démonstration circonstanciée pour que votre remarque dépasse le cadre de l’assertion assénée gratuitement (du genre, si je le dis avec vulgarité et agressivité, c’est que c’est vrai !). Car pour avancer de telles choses, il est clair que vous possédez une excellente connaissance des écrits de Marx, Proudhon, Bakounine et Jaurès, et bien entendu des desseins du FdG. A vous de nous le prouver, cher ami. Nous vous attendons avec impatience...

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès