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Commentaire de sisyphe

sur La France a dit non... à l'extrême droite


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sisyphe sisyphe 8 mai 2012 12:58

Par schweizer.ch (xxx.xxx.xxx.72) 8 mai 11:40

« ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites.i »

Malheureusement, des enquêteurs sérieux comme Jean-Paul Gourévitch, Michèle Tribalat et Gérard Pince ont démontré qu’ils n’en étaient rien. Selon Jean-Paul Gourévitch, le bilan de l’immigration est de plus de 30 milliards à la charge des contribuables français

Ben oui, sauf que l’étude de Gourevitch a, depuis, largement été démontée, par une analyse précise et globale des coûts et revenus liés à l’immigration, notamment par l’étude menée par Xavier Chojnicki, confirmée en Décembre 2010, dont voici un extrait :


Il convient ensuite de rappeler que les immigrés participent également au financement de la protection sociale au travers des cotisations qu’ils acquittent. Dans une pure logique comptable, on pourrait alors évaluer leur contribution nette (différence entre les contributions et les prestations) ce qui permettrait in fine de s’interroger sur les éventuels bienfaits d’une réduction de l’immigration, telle qu’elle est souvent défendue. A nouveau, les migrants ont une participation moindre au budget public puisqu’ils sont relativement moins qualifiés que les autochtones et connaissent plus de difficultés à s’insérer sur le marché du travail : par exemple, le total des taxes (impôt sur le revenu, TVA, cotisations sociales, etc.) versées par un immigré âgé de 35 ans en 2005 était en moyenne de l’ordre de 20% inférieur à la contribution moyenne du natif. Est-ce dès lors un argument suffisant pour conclure à un surcoût budgétaire de l’immigration ? Sans équivoque, la réponse est négative. En effet, notre système de protection sociale est essentiellement ascendant c’est-à-dire que les transferts se font pour l’essentiel des actifs vers les plus âgés. Ainsi, même si pour un âge donné la contribution nette des migrants est toujours inférieure à celle des autochtones (sauf au-delà de 60 ans du fait de leur sous représentation dans les risques vieillesse et santé), le fait qu’ils soient en moyenne plus jeunes (et donc regroupés dans les catégories de contributeurs nets à la protection sociale) va venir entièrement contrebalancer l’éventuel « surcoût » pour certaines branches de la protection sociale. Ainsi, la contribution nette globale de l’immigration au budget des administrations publiques serait positive et de l’ordre de 3,9 milliards d’euros pour l’année 2005. Au final, moins d’immigration c’est à la fois moins de dépenses sociales mais c’est aussi et surtout moins de cotisants.

Toutefois, une telle approche statique ne permet pas de connaître avec précision l’ampleur et le signe de la contribution nette des migrants au système de transferts sociaux. Un des problèmes cruciaux des estimations précédentes est de mesurer l’impact fiscal immédiat de l’immigration, qui varie par nature avec la structure par âge. On sait par exemple que les revenus d’une famille d’immigrés croissent avec le temps alors que les services qu’ils reçoivent diminuent ; qu’une partie des immigrés prétendra plus tard comme les natifs à leur pension de retraite, qu’une autre partie non-négligeable retournera dans les pays d’origine après la cessation d’activité. Le niveau d’analyse correcte ne peut donc qu’être intergénérationnel de sorte à intégrer les effets de cycle de vie. Dès lors, l’impact global de l’immigration, tel que projetée dans les prévisions officielles, apparaît légèrement positif dans le long terme du fait de l’apport perpétuel d’individus d’âge actifs et de la prise en compte de la contribution nette des descendants de ces immigrés : en son absence, le besoin de financement de la protection sociale à l’horizon du siècle augmenterait de 2 points de PIB.


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