Michel, une révision de la législation aurait-elle été trop simple à envisager ? Elle t’aurais évité un article en tous cas, car si j’ai bien compris c’est la dichotomie entre le phénomène « drogue » chez les consommateurs et le même chez les producteurs qui est en cause. Nul doute que le shit libanais s’est fait rare depuis que le besoin en kalashnikov a baissé dans cette région (encore que les foubourgs de Damas n’étant qu’à 50 bornes, il pourrait y avoir du sport dans les prochaines années), mais je pense que les interdits non-seulement fonctionnent à l’envers, créant pour chacun l’opportunité d’un cap à franchir consciemment ou non, mais de plus empêchent de remédier au problème, bien sur sociétal, de l’intérêt d’un grand nombre pour ces substances.
Tout ceci ayant mis à part les arguments moraux complétement surfaits qui ne manquent pas dans le domaine.
On le sait, les interdits foutent le bordel, de la prohibition d’alors à la burka d’aujourd’hui. La diabolisation puis l’interdiction du cannabis, pour ne parler que de lui, date de l’invention du nylon et du grand danger du chanvre pour l’empire Hearst/Dupont de Nemours. L’alcool serait interdit depuis longtemps s’il n’était un produit local : culture locale à tous les sens du terme.
Mais il ne me semble pas que nos sociétés soient parties pour laisser tomber les a-priori moraux : tu pourras réécrire, à mon avis, le même article dans 20 ans.