»Plusieurs
économistes l’estime à 25%, votre réponse n’en est pas moins outrancière."
Arrêtez
donc de geindre. Les gauchistes ne retiennent pas leurs coups, croyez-vous que
les gens incessamment insultés (et je dirai même : injustement
insultés) à longueur de contribution par eux aient vocation à retenir les leurs ? Vous
passez votre temps, vous et vos semblables, à déplorer de subir le dixième de ce
que vous faites subir aux autres, ceci en parfaite droite ligne de la double
éthique qui vous caractérise. Ce n’est pourtant que le légitime retour de
bâton. Vous plaquez continûment sur vos adversaires le masque de l’ignominie, c’est à dire de l’hitlérisme en dernière instance, et vous aimeriez en plus que l’on vous considère et que l’on vous respecte ? Attention tout de même qu’à force de vous répéter ad nauseam vous ne finissiez par être pris au mot très sérieusement. Et dans
ces conditions pourquoi venir vous plaindre à l’issue...
Peut-être pour la raison objective autant qu’elle est compréhensible que vous sentez, eu égard aux résultats des récentes
élections, que désormais et clairement le rapport de force se
renverserait en votre défaveur ? Trop facile. Nous pousserons donc nos
pions aussi loin que nécessaire…
»Oui la
sortie de l’euro sera suivie d’une dévaluation de la monnaie nationale.">b>
Fort
heureusement puisque c’est l’objectif numéro un, manquerait plus que ne soit
pas le cas !
"Donc
oui sur l’ensemble des produits importés et des valeurs qui sont éditées dans
une autre monnaie nous verrons les prix augmenter et notre pouvoir d’achat
chutera mécaniquement."
Sauf
que vous omettez de signifier que :
1/ Seul
le quart de ce que les français consomment est importé. Ce qui a pour
indéniable effet de limiter les conséquences éventuelles d’un renchérissement
de nos importations.
2/ Il
est escompté de toute dévaluation monétaire raisonnable un effet rétroactif sur
la compétitivité et donc in fine sur la croissance, notamment par effet
d’attractivité conduisant à une relocalisation à terme de la production (puisque
la hausse des prix des importations doit précisément les décourager). Ce qui
est démontré empiriquement par l’étude de nombreux systèmes socioproductifs contemporains
(France sous de Gaulle, Argentine sous Kirschner, etc…), et qui, malgré les dévaluations
compétitives pratiquées - et les cris d’orfraie des habituels imposteurs à la solde de leurs mandants oligarchiques - participèrent au soutien du pouvoir d’achat des
ménages voire à son incontestable augmentation.
3/ Corrélativement
à la réinstauration de barrières douanières aux frontières et/ou de quotas
d’importation, la remise en cause du libre-échange a pour sous-jacent de
modifier les termes du rapport de force mondialiste et jusqu’à la rationalité
même de la mondialisation économique, à laquelle se soumet non moins rationnellement
l’ensemble des acteurs économiques, étatiques ou financiers. Ce qui permettra
de lutter de nouveau efficacement contre la crise de RECETTES qui frappe notre
pays, et l’occident dans son ensemble, soumis au chantage innommable (mais
encore une fois rationnel du point de vue du système économique) à l’évasion
fiscale de la part des ménages les plus riches et des multinationales dont les
sièges sociaux sont sur nos territoires.
"Laisser
croire que nous pourrions faire un défaut de paiement de notre dette et dicter
nos conditions à nos anciens partenaires de L’UE relève du pur fantasme et
pourrait se révéler désastreux."
Vous
ignorez donc que l’Argentine a fait défaut sur sa dette souveraine à hauteur de
70% courant 2003 ? Que la Russie a fait de même en 1998 ? Que l’abandon
en 1971, décrété unilatéralement par les États-Unis de la convertibilité or du
Dollar, est assimilable stricto sensu à un défaut massif sur leurs encours
financiers ?
Bien
que la doxa néolibérale (qui tente d’ériger le Marché en horizon indépassable)
souhaitait le suggérer, il faut que vous vous convainquiez que les rapports de
force internationaux ne sont pas réductibles à un concert de bons sentiments
entre différentes puissances et sphères géopolitiques. Et que les
affrontements, parfois très rudes, sont légions, et souvent nécessaires afin de
retrouver un certain équilibre global.
Or la mondialisation avalise le déclin
programmé de l’occident, et singulièrement de l’Europe, au profit des pays dit
émergents. Il suffit pour s’en convaincre de constater à quel point nos
déficits structurels et notre endettement est le parfait symétrique des
excédents accumulés par ces derniers. Cela ne peut plus durer, sauf à acter
notre définitif et prévisible amoindrissement puis faillite. Il faut donc entreprendre,
et le plus tôt sera le mieux, une réorientation résolue et de grande ampleur de
notre politique macro-économique comme géopolitique. Sans quoi notre
civilisation aura disparu dans moins de quarante ans.