« L’un d’eux a même contribué à la marche vers la privatisation de la SNCF »
@Zen,
Et alors ? Seriez-vous un de ces sales réactionnaires incapables de rien comprendre au sens de l’histoire ? Depuis la fin du gouvernement Maurois qui avait tout de même duré deux ans - et ce n’est pas rien ! - il est apparu que le sens de l’histoire, c’était de laisser la bride sur le cou à l’économie libérale. Il y a quelque part (à l’époque, on aimait beaucoup cette expression ; souvenez-vous : « quelque part, ça m’interpelle ! », disait-on). Quelque part, donc, il y a une main invisible dont la présence métaphysique mais scientifiquement prouvée par la science économique fait, pour notre bonheur, que tout finit par s’arranger au mieux, et que tout le monde, même les prolétaires, y trouve son compte. La carrière d’un Bernard Tapie, véritable emblème de la politique socialiste et membre prestigieux du gouvernement dès 92, était bien là pour le prouver. Non ?
Ce qui faisait l’échec de l’ancien monde, c’était par exemple l’école de la république, où l’on perdait son temps à étudier tant de choses inutiles et à se faire des idées fausses. Dieu merci, on l’a très largement ouverte sur le monde, sur l’entreprise et ses méthodes, et les jeunes d’aujourd’hui ne peuvent plus avoir d’idées fausses faussement construites à propos du réel. On doit aux socialistes une admirable éradication de la pensée abstraite dont les conséquences, sur le long terme, devraient se révéler très positives.
Vous parlez de la SNCF. C’était, et c’est encore, hélas, malgré une cinquantaine de filiales, une entreprise d’état. A qui profitaient les bénéfices ? A l’entreprise elle-même, qui les réinvestissait inutilement dans les installations ! A ses salariés, qui jouissaient depuis la Libération de toute sorte d’avantages sociaux exorbitants et d’un autre âge. Pensez-vous qu’il n’y ait pas en France des entreprises privées en mesure d’assumer progressivement toutes les fonctions de la SNCF et de distribuer les bénéfices à d’honnêtes citoyens qui en seraient les actionnaires et qui pourraient, par ce moyen, nourrir leurs femmes et leurs enfants ?
La vraie révolution, à laquelle a très tôt adhéré, pour notre bonheur, le Parti Socialiste, c’est le libéralisme intégral. Vos critiques obscurantistes révèlent que vous êtes nostalgique d’une autres époque, de conceptions politique dépassées.
Vive le Parti socialiste ! Vive le libéralisme ! Vive François Hollande, notre bien-aimé Président.