Quand vous essayez de convaincre qqun n’êtes vous pas justement en train d’essayer de changer le rapport de force politique ?
Non. Quand vous essayez de convaincre, vous le faites dans le cadre d’un rapport de force donné, et vous essayez d’atteindre les objectifs optimaux que vous permet ce rapport de force. Le rapport de force est déterminé par les intérêts relatifs aux conditions matérielles d’existence des entités en présence, pas par la persuasion.
Le rapport de force actuel fait que quasiment personne ne soutient
l’UPR, n’espèrent-ils pas pourtant, car ils croient en leurs idées,
qu’ils vont finir par convaincre une majorité de français ?
L’UPR peut espérer ce qu’elle veut, il n’en reste pas moins que, dans la réalité, ce parti restera inaudible encore très longtemps.
A partir du moment où le front de gauche accède au gouvernement, l’UE
est déjà changée en grande partie. La France n’est pas n’importe quel
pays.
Même dans l’hypothèse (extrêmement improbable), où Mélenchon arriverait au pouvoir, la plupart des représentants des Etats membres de l’UE seraient des mondialistes soumis au monde de la finance, et les commissaires européens resteraient des personnes non-élues partageant la même idéologie libérale. Donc non, l’UE en serait à peine changée.
Et avec l’application de nos politiques unilatéralement si ils
n’arrivent pas entendre raison, nous prouverons à tous les européens que
cela n’a rien d’impossible et ils pourront comparer entre les deux
politiques et donc choisir cette fois sur du concret. Le rapport de
force ne peut donc que changer.
Une telle naïveté, c’est émouvant ! « Ils pourront choisir », dites-vous. Ne savez-vous pas que la plupart des peuples européens ont déjà choisi, et que leur volonté a été bafouée ?