Je dois dire qu’il s’agit d’un sujet qui m’intéresse et sur lequel j’ai déjà posté à plusieurs reprises. Je suis tombée par inadvertance sur la vidéo de l’association de défense des conducteurs (ou quel que soit le nom qu’il se donne parce que je ne m’en souviens plus), qui relevait des points importants mais qui se sabordait en niant le rapport entre la vitesse et la gravité des blessures infligées à un piéton ou un conducteur ou passager d’une automobile parce qu’aucune étude avait été faite en France là-dessus.
Il y a plein d’études à l’étranger qui ont été faites sur ce rapport, qui ne peut pas être nié. Conductrice en Angleterre, je connais le pourcentage de morts à 40 miles à l’heure, à 30, et à 20. Il est stupide de nier ce rapport.
Ce débat est en train d’occulter ce qui est important. La vitesse est liée au nombre de morts sur les routes, et il est donc tout à fait légitime d’essayer de la faire baisser. Mais le meilleur moyen est-il de mettre des radars partout, ou d’éduquer les conducteurs ou encore, ce qui est ma solution préférée, d’obliger les conducteurs à ralentir en aménageant le réseau routier ?
En conclusion à ce commentaire, je donnerai une information que j’ignorais totalement il y a de cela quelques mois. La société qui a passé un contrat avec le gouvernement français pour les radars est Atos. Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez lire mes derniers articles, et apprendre qu’Atos est aussi une société controversée (il s’agit d’un euphémisme dans ce cas) au Royaume Uni. À partir du moment où l’on demande à une société dont la raison d’être est le profit de fournir un service public, on s’expose à ce type de problèmes.
S’il s’agit de faire baisser la vitesse sur les routes, il y a de meilleurs moyens que de pénaliser les automobilistes une fois qu’ils ont franchi la ligne rouge, notamment en empêchant qu’ils la franchissent du départ. Mais cela rapporte moins d’argent, même si cela sauve des vies.