Selon un article du « Wall Street Journal », le FMI - un des
principaux bailleurs de fonds de la Grèce - fait pression pour que les Etats de
la zone euro acceptent de subir des pertes sur les obligations grecques qu’ils
détiennent et que, de son côté, Athènes ramène sa dette publique autour de 100%
du PIB.
Jusqu’ici, seul le secteur privé (banques, assurances, etc.) a accepté
de subir d’importantes pertes sur la dette grecque.
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0202208717094-grece-s-p-abaisse-la-perspective-de-la-note-a-negative-351406.php
"On n’a plus de marge de manoeuvre s’il faut faire un nouvel effort
pour les Grecs, car on a déjà imposé une décote terrible aux banques. Il faudra
aller vers les bailleurs de fonds publics donc les contribuables
nationaux", a estimé un diplomate européen.
En clair : il va y avoir une deuxième restructuration de la dette
grecque. Cette fois, ce seront les prêteurs publics qui vont subir des dizaines
de milliards d’euros de pertes.
Concrètement : lors de la deuxième restructuration de la dette grecque,
la BCE et les Etats de la zone euro vont subir des dizaines de milliards
d’euros de pertes.
Conséquence : il va falloir recapitaliser la BCE. Et il va falloir que
les Etats de la zone euro subissent des pertes.
France : le Parlement s’inquiète de l’accumulation des engagements pris
pour soutenir la Grèce.
Dans son rapport, le député Christian Paul (PS) chiffre à 50,8 milliards
d’euros les prêts à la Grèce devant être garantis par la France dans le cadre
du Fonds européen de stabilité financière ; « il ne s’agit pas de prêts, mais
bien de pertes que les Etats de la zone euro acceptent de consentir vis-à-vis
de la Grèce ».
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202205724179-le-parlement-s-inquiete-de-l-accumulation-des-engagements-pris-pour-soutenir-la-grece-351001.php
Contribuables français, préparez-vous à payer.
Contribuables français, préparez-vous à payer pour la deuxième restructuration de la
dette grecque.