Ce qui a surtout plombé l’Espagne est d’avoir cru à son propre essor fulgurant sans se rappeler qu’il ne fut possible que grâce à son entrée dans l’union européenne à partir de 1986...
La grenouille qu voulait se faire plus grosse que le bœuf, sauf que les dirigeants Espagnols ne se sont jamais posé la question de la compatibilité culturelle avec le développement souhaité du pays...
Et effectivement, le « ladrillo » (immobilier) a été la plus grosse escroquerie, depuis 1996, sous l’impulsion d’Aznar, dont la bande de mafieux notoires se sont gavés avec la complicité des cajas de ahorro... La chaîne de corruption mise en place entre banques, promoteurs et politiques a permis le détournement de plus de 400 milliards d’euros à leur profit...
Le système a été dévoilé par la surfacturation de travaux publics d’infrastructures (autoroutes, aérports etc) tant inutiles que coûteux... Les plus fameux exemples qui commencent à faire réagir ici sont l’aéroport de Castellón, qui n’a jusque là vu qu’un seul avion : La sculture facturée 300.000 euros qui orne le parking et le pôle culturel de Madrid...
Et le fruit de la surfacturation était bien entendu partagé entre les gouvernants, les promoteurs (souvent des copains ou famille des gouvernants) et banques qui palpaient de surcroît les intérêts calqués sur un euribor trafiqué...
Mais, tant que les miettes revenaient au petit peuple, tout allait bien dans le meilleur des mondes et personne ne s’est jamais demandé comment rembourser les emprunts faits auprès de l’europe... Et finalement, la suite on la connaît, l’éclatement de la bulle subprimes aux USA suivie de celle d’Espagne, et voilà le boulot...