• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de spartacus

sur Le Venezuela se retire de la Commission Interaméricaine des Droits de l'Homme


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

spartacus spartacus 24 août 2012 16:36

Que de chiffres farfelus

La réalité que l’on peut observer derrière la propagande
Il suffit de passer aux alentours des quartiers pauvres de l’extrême Est (Tetare) et Ouest (Catia) de Caracas, de même que dans le centre de la ville, pour percevoir la misère réelle qui se cache derrière la propagande.

Nombreuses personnes vivent dans dans les rues, sous les ponts et au bord de la rivière Guaire (grand cloaque où vont se déverser les eaux usées de la ville) ; rues et avenues pleines d’ordures qui ont amené la prolifération de rats et de maladies ; des dizaines de milliers de marchands ambulants (appelés « buhoneros ») qui vendent quelques denrées de subsistance, grossissent les rangs de la soi-disant économie informelle.

Une grande criminalité qui a fait de Caracas une des villes les plus dangereuses de la région et a conduit le Venezuela à devenir le pays ayant le plus haut taux de criminalité, dépassant celui de la Colombie qui pendant des années avait été le premier dans cet horrible classement. 

Au niveau national, on enregistre une augmentation de cas de maladies comme la malaria, la dengue, de la mortalité des enfants et des mères, etc. 

Ce tableau ne se limite pas à Caracas, la capitale, mais il touche aussi les grandes villes et gagne progressivement les villes moyennes et petites. Bien que le gouvernement ait pris des mesures pour tenter de cacher cette misère, ou l’ait mise sur le dos des mauvais coups de l’opposition ou de l’impérialisme américain, les manifestations sur la paupérisation sont nombreuses.

Les secteurs de l’opposition, en utilisant l’hypocrisie la plus écoeurante, font des critiques au gouvernement pour ces manifestations de la pauvreté, dans le but de se présenter comme la meilleure option de « défense des pauvres », alors que leur véritable intérêt est de reprendre le contrôle de l’appareil d’État. 

De leur côté, les moyens de communication du gouvernement ne divulguent pas ou minimisent cette situation, qui n’est pas propre aux villes vénézuéliennes, mais qui est le dénominateur commun dans d’autres villes des pays de la périphérie.

Par le coopérativisme impulsé par l’État, l’emploi précaire a été formalisé. 
Une gestion étatique ubuesque ! Les travailleurs des coopératives ont moins de revenus que les travailleurs réguliers en dessous du salaire minimum officiel. 

Les augmentations de salaires sont des primes ...impayées. Des augmentations de salaire qui ne servent à rien avec une augmentation de l’inflation à 2 chiffres.

Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès