A Antoine Diederick : On lui a posé la question sur le « tourisme religieux », il ne l’a pas condamné mais pensait qu’il fallait rester prudent.
Bien sûr. Il faut toujours être prudent. J’aurai un reproche quand même à faire à Jung. C’est d’avoir refusé de voir des sages indiens lors de son séjour là-bas. J’ai tendance à y voir un manque d’humilité quelque part. Mais je me trompe peut-être.
chez Jung il y a une équivalence entre totalité et absolu, c’est vrai.
Ce n’est pas une mauvaise idée...elle a un certain poids.
Le véritable drame des confessions chrétiennes actuelles c’est véritablement de perpétuer ce manichéisme entre bien et mal. Dans l’absolu nous ne pouvons jamais savoir ce qui est réellement bien ou mal. Pourtant nous devons choisir...
La façon de faire des églises est due au fait qu’elles sont démotiques, qu’elles s’adressent au plus grand nombre.. La masse est -elle prête pour une métaphysique plus haute ? Difficile à dire bien que je sois assez sceptique. Pourtant cela est latent dans l’Écriture quand elle évoque quelque part que l’on doive boire le lait de la Parole afin d’être capable un jour, après avoir grandi, de boire du vin...
Sinon, sur la notion de totalité et de coïncidence des contraires, on peut évoquer aussi le célèbre historien des religions Mircea Eliade, ami intime de Jung, qui a abondamment montré que cette notion était à la base même de bien des métaphysiques et qu’elle est quasi universelle.