Alinea,
au sujet de la solidarité.
La solidarité, c’est la réponse au devoir d’assistance à personnes en danger (*). Dans les familles, cela s’appelle la fraternité.
C’est le sens du mot Fraternité dans notre devise nationale : la Sécu, l’assurance chômage, les AF, les Services publics, etc.
(*) L’autre jour, un intello auto-proclamé, blablateur professionnel ou invité récurrent dans les radios et gazettes, disait sur France Culture que, tenez vous bien, je cite : « le droit d’ingérence est la réponse au devoir d’ingérence ».
Non ! Le devoir d’ingérence, ça n’existe pas. Je veux croire que sa langue a fourché : de fait, le droit d’ingérence, pour exister, doit nier le devoir d’assistance à personnes en danger. En effet, l’un et l’autre ne sont que des devoirs moraux : un devoir moral ne saurait être, ni la conséquence ni la cause d’un autre devoir moral.
Si bien que je dis : le ’droit d’assistance’ est, comme la mauvaise monnaie qui chasse la bonne, un devoir moral frelaté qui chasse le devoir d’assistance à personnes en danger. Notamment en ce qu’il a coutume de minimiser quand ce n’est pas carrément passer sous silence, les dommages collatéraux résultant d’ingérences honteuses.