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Commentaire de samuel_

sur Aimer les « Tintin », aimer l'Occident


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samuel_ 1er octobre 2012 18:45

"Les albums sont remplis de préjugés sur les étrangers : ceux d’un jeune auteur belge d’une vingtaine d’années qui n’est pas méchant, qui ne veut faire de tort à personne, mais qui croit naïvement ce qu’on disait aux jeunes belges dans les années 1920 et 1930.", disais-je...

C’etait un petit mot sur les prejuges qu’on trouve, particulierement dans les premiers albums.

Dire des albums d’Hergé qu’ils sont racistes, c’est aller plus loin que dire qu’ils contiennent des prejuges, dus au fait qu’il a cru naivement ce qu’on lui a dit, mais sans vouloir faire du tort a des gens, sans mechancete, et en etant particulierement susceptible de croire sans verifier, puisqu’il avait dans les 25 ans, dans les annees 1930 en Belgique (sans internet, tele, avec juste une presse, un message des institutions et un environnement familial belges des annees 1930).

Il n’y a jamais de mechanceté dans Tintin. Il n’y a pas de racisme gentil. Pour parler de prejuges denues de mechancete, et inherents a la nature humaine (et non seulement potentialite de l’homme occidental), le mot ethnocentrisme me parait mieux convenir. Un mot pour parler de ce qui est mechant et un mot pour parler de ce qui n’est pas mechant, car il faut distinguer ce qui est mechant et ce qui ne l’est pas.

Herge prend ensuite du recul par rapport aux prejuges et au racisme.
Dans Le lotus bleu, il decrit le comportement mechant d’un homme d’affaires occidental vis a vis des asiatiques (comme dans La condition humaine de Malraux). Tout est symbole dans un univers de narration litteraire, et cet occidental est dans un Tintin, un symbole de choses qui se passent avec la colonisation.
Tout au long des Tintin, Herge ridiculise les inspecteurs Dupont et Dupond en les faisant s’habiller en costume traditionnel du pays ou ils vont, croyant ainsi passer inaperçus ; mais a chaque fois ils ne passent pas inaperçus, et les populations locales se moquent d’eux, parce qu’ils se trompent en s’imaginant que les populations de ces pays correspondent aux cliches qu’ils en ont.
Il y a aussi, dans Les bijoux de la castafiore, la tendance un peu trop rapide du capitaine Haddock a croire avec trop de certitude que les tziganes ont volé les bijoux disparus, dementie ensuite par les faits.


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