Mais non ça n’est pas émancipé, c’est du Poujade réchauffé, simpliste à souhait ! Un brin de paranoia complotiste, une bonne dose de populisme, et un manque cruel de mesure. On peut ne pas être d’accord - comme beaucoup de commentateurs par ailleurs - mais en avançant de vrais arguments, pas en scandant des slogans vides de sens « ouh les sociotraitres... » ; le monde est - je l’espère - un peu plus complexe que cette relation binaire que tu décris entre un peuple dominé-gentil et une élite-méchante qui sciemment écrase la veuve et l’orphelin. Cela témoigne d’une lecture très approximative de toutes les analyses qui ont été faites sur la dynamique des classes sociales (si elles sont toujours d’actualité), économiques, et culturelles.
Ah non ! C’est un peu court, jeune homme... On aurait pu dire, bien des choses en somme... Parler de l’Europe, qui ne correspond pas forcément à ce que l’on souhaiterait (c’est mon cas), de la frilosité des politiques, du manque d’engagement vers ce qui, dans l’esprit de certains, constituait un réel projet européen, fondateur d’une société européenne. On pourrait parler de la mauvaise répartition des fruits de l’augmentation de la productivité depuis trente ans, etc., etc. Et on pourrait aussi parler des peuples européens, et de ce qu’ils veulent vraiment ; facile de hurler devant son ordinateur et de tapoter furieusement sur son clavier pour vomir sur un pauvre article. Beaucoup moins de s’engager dans la vraie vie, de mener un combat citoyen, et d’essayer d’être constructif. Ce sont de vrais sujets, que cet article essaye, j’imagine de faire émerger.