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Commentaire de philap

sur Pourquoi Freud a menti sur la sexualité


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philap philap 14 octobre 2012 15:02

Lucadeparis,

Merci pour votre intervention, Jeffrey Masson fait évidemment partie de mes références essentielles. Puisque vous l’évoquez, savez-vous d’une part qu’il a justement été invité hier et avant-hier à Paris, ce qui est exceptionnel, au colloque de la FF2P, et d’autre part que son livre que vous citez, qui était introuvable depuis longtemps, vient justement d’être réédité il y a quelques jours aux éditions l’Instant Présent sous le titre Enquête aux archives Freud ? Il faut le faire savoir.

Pour le reste, je vous laisse la responsabilité de votre interprétation des citations de Freud que vous faites. Il n’a effectivement pas toujours nié l’effet dévastateur des viols commis sur des enfants, mais seulement quand il ne s’agissait pas de viols incestueux. Lorsqu’il s’agissait de viols incestueux, il en niait la réalité en prétendant qu’il s’agissait de fantasmes oedipiens. C’est surtout sur ce point qu’il était en désaccord avec Ferenczi et c’est en raison de ce désaccord qu’il a désavoué Ferenczi à la fin de la vie de ce dernier. Je pense que vous savez tout cela, mais la façon dont vous en parlez ne permet pas de le comprendre clairement, vous semblez insinuer qu’on a mal compris Freud en disant cela. C’est pourtant également ce que disent Jeffrey Masson, Alice Miller et bien d’autres après eux.
Par ailleurs je ne comprends pas du tout de la même façon que vous la façon dont il affirme la perversité polymorphe des enfants. Dans la formulation freudienne, la perversité vient clairement de l’enfant, pas de l’adulte.

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