On sera ravis d’apprendre que la majorité des immigrés ont le niveau
Bac +4 à Bac +5, quand les « franchouillards » ne sauraient qu’à peine
lire et écrire. Il s’agit donc bien comme on le pressentait déjà d’une
colonisation inversée, le nouvel arrivant étant là pour éduquer
l’indigène et le convertir à la seule religion qui vaille : l’Islam.
Je me dois de remercier « l’immigré » (le « Colon » eut été un choix de
pseudo plus judicieux au vu du suprémacisme affiché dans son
commentaire) de porter à ma connaissance des réalités sociologiques qui
m’étaient cachées. En effet, de ma jungle parisienne, j’avais cru voir
jusqu’à présent davantage d’immigrés, ou de « français récents » comme on
se doit de dire, de niveau Bac -4 que de polytechniciens ; il m’avait
semblé aussi, quand j’entends discuter au hasard d’un porche quelques
représentants de nos nouvelles élites, que leur prose est arrivée à un
niveau d’évolution qui m’échappe : « - vas-y ! nique-toi ! », "- vas-y
lâche-moi sale fils de pute !« , »- hé, hé, téma la meuf« , »hé, vas-y sale
bâtard, fais méfu !« , »ho, vas-y nique ta mère !", etc, etc... Le
tout bien davantage hurlé que parlé - mais pourquoi le génie se
ferait-il discret ? - entre deux crachats que le passant tentera
adroitement d’éviter.
L’immigré, affligé par notre stupidité,
partira-t-il de lui-même vers de plus nobles horizons ou va-t-il persister à instruire l’incurable
« franchouillard » ? Aura-t-on droit nous aussi à notre décolonisation ?
Entre la démagogie du pseudo « l’immigré » et mon trait forcé, où est la
vérité ? De son côté ou du mien ? Quelque part entre les deux sans doute... mais où ?