Ah, c’est bien ce qui me semblait : vous n’êtes donc représentatif que de vous-même et peut-être de votre petit microcosme. Et non, je ne vous est pas « mal lu » ; quand on prétend, comme vous le faites, élever le particulier au rang de règle générale à la faveur d’un long commentaire aussi pédant que malhonnête c’est qu’on est soit idiot, soit manipulateur. Et vous avez beau tenter d’ironiser, il n’en reste pas moins vrai que ce qui ressort de vos faux arguments, c’est que vous tombez bel et bien dans la généralisation, que l’immigré serait par essence supérieur à l’autochtone, et que vous ne vous contentez pas, loin s’en faut, de seulement parler des quelques-uns que vous côtoyez :
"ils [les immigrés] sollicitent souvent leurs capacités cognitives
indispensables à toute faculté d’apprentissage garant d’un
avenir pérenne. Le franchouillard ? Outre ses innombrables
fautes de français (...)
qui trahissent indubitablement son niveau, il parle comme si le monde
entier lui devait quelque chose (...)« .
Vous a-t-on bien cité à défaut de vous bien lire ? Imaginons un instant qu’on inverse votre proposition en remplaçant immigrés par français et franchouillard par étranger, allez-y, faites l’exercice...
Édifiant, non ?
Allez, vous n’êtes pas le premier ici à nous servir de fausses analyses tirées de deux ou trois exemples particuliers qui ne prouvent rien, sauf aux naïfs et à ceux qui partageraient a priori vos vues et votre idéologie, et qui ne veulent voir les réalités que par le petit bout de la lorgnette. Quant au »franchouillard« , bien qu’analphabète autant que stupide et issu d’un peuple d’esclavagistes et de collabos, j’aurais aimé qu’on le respectât désormais davantage - ou n’a-t-il pas encore assez expié les fautes de ses ancêtres ? - ne serait-ce que pour son infinie patience et sa passive acceptation, dans une période où son pays subit depuis quarante ans un remplacement de son peuple par des populations extra-européennes, un phénomène sans précédent dans l’Histoire moderne, un phénomène tel qu’on n’en vit plus jamais, même en périodes d’invasions guerrières, depuis des siècles en Europe. Un phénomène enfin qu’aucun pays d’émigration ne favorise et n’accepterait : en comparaison, le »franchouillard« n’est sans doute pas un mauvais bougre !
(Pour finir, j’habite Paris et je déconseille vivement à vos amis, qui »ont le malheur d’être gentils, respectueux des
valeurs françaises, bien formés, presque obséquieux", et en particulier les femmes, de s’y promener à pieds dans certains quartiers animés, partculièrement le weekend à la nuit tombée.)