Bonjour l’auteur,
j’ai toujours considéré que la télévision fait partie intégrante du pouvoir, et que à ce titre, tout ce qui en sort ne peut être qu’une propagande, plus ou moins subtile.
Et là effectivement, on est dans la version subtile de la propagande. Dans le 1er opus, une large part d’interview est donnée à Jean Peyrelevade, qui illustre à lui seul de manière quasi parfaite la connivence entre le financier et le politique. Et le passage auquel je me réfère (à environ 38 ’) est un modèle du genre en matière de doxa libérale. Le commentateur à propos de 1981 : « Et les finances plongent dans un niveau de dette dont elle ne ressortiront plus ». De quel niveau de dette parlait-il ? même pas 3%... on se damnerai aujourd’hui pour les avoir, ces 3% alors que nous sommes à 10% !
En 1983, il y avait autour de Mitterand un petit groupe de haut-fonctionnaires consanguins avec la finance qui nous ont fait rester dans le SME, hors à ce moment là il aurait été parfaitement possible d’en sortir, en tout cas infiniment plus simple que sortir de l’Europe aujourd’hui. Certes nous aurions eu de l’inflation, et surement d’autres dévaluations que les rosbifo-yankees nous préparaient, mais cela n’aurai au final touché que les très riche, les spéculateurs, et nous aurait par contre permis de conserver en France l’ensemble des services sociaux à des niveaux de qualités qui appartiennent aujourd’hui à ce passé.
Mais le jour ou j’entendrai / je verrai ce genre d’analyse à la télé n’est pas près d’arriver. En attendant Peyrelevade qui n’a cessé de faire des aller-retour entre la haute administration et la finance privée peut continuer à pérorer, alors qu’il porte à titre personnel une énorme responsabilité sur ce que l’Europe a fait de la France aujourd’hui.
ça va pas me réconcilier avec la télé tout ça.