Glanées sur 20minutes.fr, voici quelques précisions sur le contexte du verdict (j’ai cependant mis en gras et italique certaines phrases essentielles) à la compréhension. Malgré de nombreux démentis selon lesquels les experts n’ont pas été condamnés pour n’avoir pas su prédire un tremblement de terre, mais pour avoir mal informé la population, on constate que beaucoup continuent à s’offusquer du sort fait aux experts sus-mentionnés. Bonne lecture !
L’Aquila : Six ans de prison pour les sismologues, un verdict historiqueSix ans de prison pour les sismologues qui, présents sur place six jours avant le tremblement de terre meurtrier, avaient rassuré les habitants sur le thème « Dormez tranquilles ». Un verdict incertain en appel, mais ce jugement, quoiqu’il en soit, va laisser des traces.
Les faits
En mars 2009, le secteur de L’Aquila, dans la région des Abruzzes, était marqué par de nombreux enregistrements d’une petite activité tellurique. De quoi s’inquiéter, car L’Aquila a été détruite à trois reprises par des tremblements de terre en 1349, 1461 et 1703. Aussi, avait été dépêchée sur place la commission italienne « des grands risques », qui regroupait six experts des tremblements de terre et le sous-directeur de la Protection civile.
Le 1 avril, après une analyse des données scientifiques et cette visite des lieux, les experts avait rendu un avis rassurant, invitant les habitants à dormir tranquille et à boire un bon coup pour se détendre. Le sous-directeur de la Protection civile, M. De Bernardinis, avait affirmé que l’activité sismique de la zone ne constituait « aucun danger ».
Mais le drame guettait. Six jours plus tard, le 6 avril, L’Aquila était frappé par un séisme causant 309 morts et un millier de blessés. Très vite, la responsabilité de ces experts avait été mise en cause, pour avoir donné ces informations rassurantes.
Le jugement
Le tribunal a rendu son verdict ce 22 octobre.
Lors du procès, le procureur Fabio Picuti avait requis quatre ans de prison pour homicide par imprudence et la défense avait plaidé la relaxe.
Le procureur avait dénoncé dans son réquisitoire « une analyse incomplète, inapte, inadaptée et coupablement trompeuse car en lisant le procès-verbal de la réunion, nous trouvons des informations banales, inutiles, auto-contradictoires et fallacieuses ».Le parquet reprochait aux experts d’avoir donné des informations trop rassurantes à la population, alors que celle-ci aurait pu prendre des mesures pour se protéger.
C’est essentiellement sur ce terrain que s’est joué le procès. S’il n’est pas possible de prévoir, ce qui semble acquis sur le plan scientifique, pourquoi affirmer qu’il ne se passera rien ? Pourquoi se montrer rassurant à ce pont, en invitant les habitants à dormir tranquille, quand le risque existe et que la ville, déjà détruite trois fois, n’est pas équipée pour résister ?
Le tribunal est allé au-delà des réquisitions, prononçant contre les sept scientifiques une peine de six ans d’emprisonnement et l’interdiction définitive d’exercer tout emploi public. Sur le plan civil, ils sont condamnés à verser solidairement 9,1 millions d’euros de dommages-intérêts aux parties civiles et à rembourser les frais de justice. La faute étant d’imprudence, sans intention de nuire, les dommages intérêts devraient être pour les employeurs. Ce serait en tout cas la solution en droit français, solution pragmatique qui offre aux victimes une possibilité de paiement.
La défense a aussitôt annoncé un appel, appel qui est suspensif.
01/11 03:52 - plexus
C’est la fête aux « experts » et c’est extrêmement réjouissant. Outre le fait (...)
30/10 19:20 - tingo
30/10 19:19 - tingo
Voilà, il s’agissait de Giampaolo Giuliani. Pour ceux que l’italien ne rebute pas : (...)
30/10 18:04 - Soi même
Pensé que les sciences sont infaillibles, c’est oublier que tous cela est bâtie sur des (...)
30/10 13:59 - lulupipistrelle
Un scientifique invité à dire de telle chose doit décliner et dire je ne sais pas...et non (...)
30/10 13:53 - lulupipistrelle
Là d’accord... mais en géologie, en chimie, et quelques autres domaines, il n’ y a (...)
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