Vous avez raison... en partie.
Oui, en se débarrassant de la spéculation, en utilisant les capacités de la mondialisation (imports/exports) pour pallier à des crises locales ponctuelles (aléa climatique, etc..), et non pour asservir des populations ou des pays entiers au « marché », en produisant autant que possible localement les aliments nécessaires à chaque population du monde, en adoptant des méthodes de production agricole durables (écologiques) qui n’ont rien a voir avec l’agriculture intensive conventionnelle mais sont aussi bien plus complexes et évoluées que « l’agriculture de grand papa » (ce à quoi ces techniques sont souvent, injustement, assimilées), on gagnera de bonnes marges de manœuvre.... et peut être que comme cela, et seulement comme cela, on pourra nourrir les 9 millions d’habitants de la planète prévus à horizon 2050. ça fait du boulot, ce n’est pas gagné, mais ce n’est pas perdu non plus.
Par contre, même avec le meilleur système économique qui soit, et avec les meilleures méthodes de production possibles, une planète finie ne pourra produire qu’un volume de ressources (dont alimentaires) finies. Même si ce n’est pas pour tout de suite, il y a bien un moment ou il faudra se poser la question que vous refusez d’aborder : la limitation de la population.... car sur une planète aux ressources finies, il est juste totalement impossible d’avoir une population qui croît sans cesse. ça ne peut juste pas marcher.