Du basique d’abord ...
2006 : 25% de naissances d’origine immigrée (hors UE)
2040 : 50%
Repeuplement
Omerta
La STOCHOCRATIE EST RECTIONNAIRE
Préambule sur le boboïsme néolibéral
Le « Chacun, en travaillant pour soi, travaille pour tous » du troupeau mondial
de nomades sans territoire, conduit à la prophétie de Smith : « Un marchand
n’est nécessairement citoyen d’aucun pays en particulier. Il lui est, en grande
partie, indifférent en quel lieu il tienne son commerce, et il ne faut que le
plus léger dégoût pour qu’il se décide à emporter son capital d’un pays dans un
autre, et avec lui toute l’industrie que ce capital mettait en activité »,
Le « jeu qui augmente les chances de tous les joueurs » définit
l’État-benêt du troupeau comme étant dorénavant dans le parc économique,
l’inverse était féodale.
La gabegie sociale résultante conduit l’Etat-Maman-Nation à vouloir
reprendre la main partiellement, et du haut. Ceci évidemment ne retisse aucun
holisme, mais exacerbe les lobbyings et l’infantilisation, surtout des non
solvables abandonnés par le marché. L’idiot du village n’existe plus. Mais
Maman est déjà laminée par le Grand Colonisateur prédit par Smith. L’actuel
anonie paroxystique du dealer ferrariste est affirmée comme normal par Hayek.
Un benêt, agent du marché instinctif, agit comme une fourmi laborieuse. Il lui
est impossible de percevoir le but ultime, qui est d’ailleurs même inconnu ! Le
génome du marché est génial par lui même et son évolution un mystère (de
l’autre Friedrich !). Le monde est une fourmilière, la fourmi ne connait rien
aux lois de l’évolution, ni même pourquoi elle trimbale ce machin (qui peut
être une fourmi perdante). Le Marché-Dieu néolibéral seul le sait (si, si c’est
Hayek), Smith lui au moins croyait à la Providence.
L’aristochocratie antique
A l’opposé l’ « ordre tribal » de l’Athènes antique, reflète une morale
primitive, une société refermée sur elle-même, dont les membres se
connaissent tous entre eux et déterminent leur conduite en fonction d’objectifs
concrets qu’ils perçoivent. Un euphémisme de dire que ce n’est pas le cas du
Benêtland. Les citoyens les déterminent de manière homogène, car ils
ont un seul code de conduite homogène. La meilleure preuve étant la
persistance des classes riches et pauvres. Un cas plus extrême est celui de
Sparte, ou l’argent personnel servait à jouer aux dés ... très, très loin de la
lutte des classes bodruchonienne. Dans cette société de vergogne à vergogne,
agencée en fonction de finalités collectives à atteindre (écrabouiller Sparte
par exemple, ou les macédoniens, ou les perses ...), les rapports humains,
largement déterminés par les instincts (entraide, territoire, puissance etc
...), sont essentiellement fondés sur la tradition, la religion, la guerre, et
la solidarité condition nécessaire et non finalité. La réciprocité et
l’altruisme à l’intérieur de la
Cité face aux autres Cités, pas du boboïsme. Évidemment le
citoyen guerrier entrainé d’Athènes rigolerait aussi du benêt, sujet de
l’État Maman infantilisant, et des tarzans de la tété « je suis là pour te
protéger, petit benêt ! ».
Que serait la lotocrassie dans le Benêtland décadent
Pour Rosanvallon « le libéralisme fait en quelque sorte de la
dépersonnalisation du monde les conditions du progrès et de la liberté », et
Hayek « à chacun ce sur quoi il peut compter, quels objets matériels ou
services il peut utiliser pour ses projets, et quel est le champ d’action qui
lui est ouvert ».
L’État bobo n’est plus LE lien social, il doit juste en
garantir la permanence. Son unique outil, une diarrhée de règlements pour
individus universels, pour des droits d’égalité formelle, créant le fondement
de l’échange marchand qui englobe la société de fait dans le libéralisme,
car il est la modalité du lien social.
La diarrhée étant, comme le libéralisme l’exige, aux enchères, sur la place du
marché politique des vendeurs à la criée de la Caste.
La lotocrassie aussi a son produit d’appel, la lotoprime
pourrie « prendre à A 0,01% les Seigneurs Capitalistes, pour donner à B,
99,9% ». En cas de vente réussie, nonobstant le fait que le client, pas
millionnaire helvète, va constater inefficacité total du produit dans un état
benêt noyé dans l’Empire des Seigneurs, elle va juste étendre le néolibéralisme
diarrhéique politique, et le rendre plus direct entre État Maman et factions de
lobbyistes dans une gueuserie généralisée de sa constitution usine à gaz qui
croit créer une nouvelle morale aristocratique ...
Entracte : Le saint boboïsme, summum de l’évolution ?
Une société évolue « spontanément » aussi bien vers un ordre réactionnaire que
vers un ordre libéral. C’est d’ailleurs en arguant de cette « évolution
naturelle » ou même de la « non évolution » des traditions, que
le National Anarchisme ne voit pas en quoi fondamentalement le boboïsme
serait supérieur à la théocratie islamique, la monarchie absolue ou la
tradition papou ? Cette croyance benête est juste une variante du pieux racisme
de Jules Ferry et sa « civilisation supérieure ». Quoi qu’il en soit, le fait
est que l’ordre du veau d’or droit de l’hommiste n’a pas été partout «
sélectionné ».
La question qui se pose alors consiste à savoir si le boboïsme libéral est le
meilleur en vertu d’indéniables qualités intrinsèques ou s’il est le meilleur
parce qu’il a « gagné » l’évolution concurrentielle des peuples.
Pour le deuxième point, c’est carrément non, puisque le benêt est juste
remplacé ... Le chinois, lui,s’en tire pas mal au contraire, et l’africain va
conquérir l’Europe.
Pour le premier point, même le grand Maître Hayek retombe dans l’utilitarisme
du libéralisme comme meilleur moteur de développement du grand bétonnage
(Smith, Bastiat) « parce que ses institutions les plus efficaces ont prévalu »
( reniant par là, le Dieu de la fourmilière, l’obscure volonté de puissance des
acteurs économiques, dommage ...). Aucun libéral ne peut se sortir du pieux
a-priori bobo, le veau d’or, son grand bétonnage, ses inégalités, serait le
meilleur monde possible, et le libéralisme son meilleur modus operandi. Marx se
réveille ... puis se rendort, il est juste un autre libéral évolutionniste,
adepte du veau d’or pour le prolétariat, dans aussi un grand bétonnage
d’ailleurs ...
Comme le décrit très bien Tocqueville, oracle de l’Empire, le marché a
multiplié plus les faims des individus que leurs possibilités de les assouvir,
ce qui est son moyen de domination, il est ainsi devenu l’interlocuteur unique.
Les buts des individus ne tombent pas du ciel, mais procèdent de l’étable ou
ils sont élevés. Si les lois, les religions et les traditions influencent la
vie des hommes, la réciproque est vraie. Les sociétés ne s’instituent
jamais sur la seule base des intérêts individuels, mais d’abord dans la
hiérarchie des valeurs. Pour le dealer les valeurs suprêmes sont la Ferrari et les putes, pour
le vrai écologiste une jungle sans béton. Et la lotocrassie n’y change rien, au
contraire, elle aura même tendance à plutôt perpétuer les mythos lobbyistes des
sexes décérébrés pousseurs de caddie.
D’ailleurs, le marché, issu de la monnaie, facilite la gabelle de l’Etat (Le
troc étant quasi insaisissable), et entraine la suppression des communautés,
sauf à être à Sparte ... ou la monnaie de fer achète juste la cruche de vin
avant la bataille ... (bon ça leurs a pas réussi ...)
H+
L’avènement de la « grande société », faisant suite à l’holisme tribal, a son
prolongement dans des doctrines comme le transhumanisme, ou l humanité est
entièrement interconnectée et ainsi démultiplie ses individus dans un marché
global cristallin. La modification génétique, l’immortalité et le cyborg, sont
les étapes ultimes, finalisant le parallèle de Hayek entre l’évolution
culturelle et l’évolution biologique. Alors la stochocratie du fer renaitra,
dans une totale transparence et immédiateté de l’information. Elle aura bien sûr
aussi ses esclaves et ses métèques.
Les Seigneurs Immortels entièrement indépendants d’une société humaine
devenue inutile, la marche finale en avant de leurs libertés pures, dans un
rapport de force absolu et totalement marchand, ils sont les Uniques dans la
grande Cité de béton et de verre incandescents, Bobopolis.
« Laissez faire la
misère, laissez faire la mort »
Antoine Buvet
(sur le massacre des benêts par les H+,
dans ’Bobo Oeconomicus’)
30/11 11:33 - Damien C.
M. Bellon, Veuillez accepter par avance mes excuses si je n’ai pas creusé ce site (...)
21/11 12:41 - Biloo
Cet André Bellon est simplement une personne qui prêche pour sa paroisse... c’est un élu (...)
20/11 09:31 - Brieuc Le Fèvre
Houlà ! Quelques confusions ! Les magistrats tirés au sort étaient en général candidats à ces (...)
19/11 01:39 - remy40
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