Merci pour cet article. J’ai toujours été sidéré par les capacités de certains occidentaux, de plus en plus nombreux fort heureusement, à se libérer des camisoles intellectuelles qui enserrent leur sens du jugement. Parvenir à se délester de représentations qui leur ont été littérallement inséminées, depuis leur plus tendre enfance, par tout un arsenal de moyens, aussi subliminaux qu’ils sont efficients, n’est pas rien. L’image des Arabes, et par conséquent celle des Palestiniens, telle qu’elle a été distillée, film après film, scène après scène, par le cinéma américain, des décennies durant, a été durablement, et très profondément fixé dans les mentalités. Tous ces films que nous avons tous vus, depuis que nous étions enfants, où l’arabe est toujours représenté sous son jour le plus sordide. Chafouin, le nez busqué, une petite barbiche pointue, le regard torve, capable de toutes les traîtrises et de toutes les lâchetés. Cela a été quasi systématique, et d’une opinatreté qui a défié les ans. Les lobbies sionistes, dont personne n’ignore qu’ils ont prise sur Hollywood, entre autres labos de conditionnement des masses, ont commencé très tôt à formater les opinions, à les préparer. Le reste des moyens de cet arsenal, bien plus lourd, et bien plus efficace que l’armée israélienne, est venu s’additionner, pour fignoler le travail. Ainsi, lorsque des images nous parviennent, d’Israéliens qui déplorent la mort de l’un d’entre eux, nous les découvrons dignes et fiers, accablés par la douleur, mais pudiques. Lorsque ce sont des Palestiniens que nous voyons, dans les mêmes circonstances, ce ne sont plus que vociférations, tirs de kalashnikov, hurlements de vengeance.
Pourtant, dans la réalité, l’une et l’autre attitude se retrouvent autant chez les Plaestiniens que chez les israéliens. Mais les images de deuil qui vous sont transmises ne vous montreront jamais une famille juive hystérique, et une famille palestinienne réservée. L’angle même de traitement de ces informations, cherche à imprégner les téléspectateurs occidentaux, pour qu’ils s’identifient, inconsciemment, à ceux qui leur sont les plus proches, par l’attitude, le mode de vie, la façon d’être.
Il se passe pourtant, que malgré ce formidable travail psychologique, pratiqué sur les opinions publiques de façon méthodique, et malgré l’hyper-représentativité des juifs dans les secteurs des médias, des finances et de la politique, de plus en plus de gens parviennent à se libérer de cette toile d’araignée qui emprisonne leur jugement. C’est une bonne nouvelle pour l’humanité. Et pour le dernier peuple colonisé de l’histoire.