Ce genre d’histoire peut se produire dans beaucoup de pays au monde donc la France.
40 000 ans avant notre ère : les Aborigènes découvrent l’Australie. 1770
: les Britanniques entament l’une des plus sanglantes colonisations de
l’histoire. Les Aborigènes, attachés à leurs terres comme à leur propre
vie, n’abandonnent jamais de faire valoir leur droits. Les conséquences seront terribles : chute
démographique et sociale, perte d’identité et déchirements familiaux. Étape par étape, les Aborigènes tentent aujourd’hui de faire appliquer
leurs droits et de retrouver un semblant de dignité humaine. L’espoir
existe mais les cicatrices sont profondes.
N’oublions pas qui sont les Aborigènes, habitants de l’Australie, donc l’histoire (sur le sol Australien) remonte bien plus loin que celle des colonisateurs... les colonisateurs ont pris possession par la force de l’Australie que depuis à peine 242 ans.
Le XXe siècle sera le théâtre d’un des épisodes les plus sombres de l’histoire australienne : les générations volées. Entre 1901 et 1969, une loi oblige les enfants métis à être élevés parmi des institutions blanches. Les enfants vont être arrachés de force à leur famille, placés dans des orphelinats ou des centres sociaux, pour être éduqués à l’européenne. La justification est le sang « blanc » des enfants, et la politique, décidément bien dans son époque, celle de la montée des totalitarismes, est celle de la « White Australia », de « l’Australie aux Blancs ». Il y a de la xénophobie, du fascisme et des relents abjects de tout parti d’extrême-droite européen de l’époque qui évoquent la pureté d’une race, d’un sang ou d’une éducation.
Il faudra attendre 2008 pour que le gouvernement australien, celui de Kevin Rudd, demande pardon à toutes les familles concernées par les générations volées. Le nombre d’enfants séparés de leurs familles n’a pas été établi clairement. Mais en 1997, le rapport « Bringing them home » (« Les ramener chez eux »), évoque le chiffre terrifiant de 100 000 enfants.
Le racisme est un héritage colonial qu’il faut combattre.