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Commentaire de Mycroft

sur Pourquoi les salaires des patrons du CAC 40 sont justifiés


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Mycroft 14 décembre 2012 13:39

"Distribuer de l’argent pour les beaux yeux des salariés ? Être la vache à lait de ses salariés ? Ni l’un, ni l’autre. Le but d’une entreprise est de créer de la valeur, autrement dit de rapporter le maximum de bénéfices à ses actionnaires.« 

Perdu. Ça c’est le but de l’entreprise du point de vue des actionnaires. Qui ne sont pas légitime pour déterminer ce qu’est le but d’une société. Le fait de disposer d’un capital est un pouvoir. Ce pouvoir doit entrainer des devoir en contrepartie. Cette contrepartie, c’est le devoir d’utiliser ce capital pour le bien commun. Bien sur, ça a peu de chance d’être le choix des investisseur. D’où la nécessité de leur forcer la main via l’état.

Néanmoins, le but d’une entreprise n’est en effet pas de faire plaisir au salarié, mais de rendre un service à la collectivité en assurant sa pérennité.

 »C’est exactement la même chose pour les entreprises du CAC 40 ! Si les actionnaires estiment que le PDG doit toucher 15 millions d’euros, même si la gestion n’est pas bonne, grand bien leur fasse !"

A échelle différente, problématique différente. Tout d’abord parce que évaluer la qualité du travail d’un pdg est infaisable, alors qu’évaluer la qualité du travail d’un menuisier est assez simple. Ensuite, parce que l’impacte du travail du pdg sur la société est considérable, y compris en dehors de l’entreprise, alors que l’impacte du travail du menuisier est restreint. L’impacte est considérable, mais ça ne signifie pas que le menuisier a moins de responsabilité, car la responsabilité, c’est quand on assume les conséquences de ses erreurs, ce que les pdg des grands groupe ne font pas.

Enfin, un pdg incompétent gardé pour ses beaux yeux, c’est devenue la norme. Les assemblées générales sont complètement vérolée, au même titre que la noblesse d’ancien régime. Le copinage y est la norme, et c’est l’un des plus gros problème. Pour reprendre votre métaphore, non seulement il laisse le menuisier abimer la maison, mais il le font payer à la femme de ménage. Tout en récupérant des bouts de la maison pour en construire une nouvelle.

Et encore, là où l’exemple n’est pas probant, c’est que justement la femme de ménage, dans une maison, ne participe pas à la production de la maison, ce qui n’est pas le cas de l’employé.

Quand à votre délire sur le PDG si supérieure à monsieur tout le monde, vous êtes complètement à coté de la plaque. Pour connaitre effectivement le métier de dirigeant (certains de mes condisciple d’école, travail avec des pdg, et me raconte des anecdotes assez révélatrice de l’incompétence technique de ces gens là), je peux sans aucun doute affirmer qu’un pdg n’est pas un surhomme. Bien moins qu’un scientifique bossant dans un labo publique ou privé, qui n’est pas payé une fortune, lui. Malgré le fait qu’il est souvent à l’origine du succès d’une entreprise.


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