"Le but d’une
entreprise est de créer de la valeur, autrement dit de rapporter le
maximum de bénéfices à ses actionnaires.«
Il est urgent et important d’identifier les entreprises dont le but est de rapporter un maximum de bénéfice à ses actionnaires et de les fuir, que ce soit en tant qu’employé ou en tant qu client ou partenaire.
Car là, on atteint un sommet. Les actionnaires ont déjà tous les avantages sans les risques, mais il leur faut encore plus et se substituer à la raison d’être de l’entreprise !
Le grand malheur, tdelache, c’est que vous avec raison.ça se passe comme ça. En 10 ans, j’ai vu une entreprise se faire voler son âme. Je ne rigole même pas, car une entreprise peut être animée, dotée d’un esprit qui donne cohérence à son corps physique. Mais au fil des ans, le but est devenu ce que vous dites et formellement annoncé comme tel par le PDG qui avait remplacé le patron.
Il s’en est suivit une errance, une perte d’efficacité, de rentabilité, des années de merde avec plans sociaux sur plans sociaux. Rachat sur rachat. Un gâchis. Un crime devrait-on dire.
C’est sans doute cette doctrine qui est en train de tout tuer. Il faut la combattre et l’anéantir. Il n’est pas question de haine envers des »profiteurs", il est question de se débarrasser d’une maladie grave et dangereuse.
Le but d’une entreprise, c’est l’entrepreneur qui la fixe. Je peu entreprendre par exemple de devenir le leader mondial de la gomme à mâcher, parce que j’y crois, que je me sens meilleur que les autres et que j’ai envie de me battre pour ça. Voilà à quoi ça ressemble un but d’entreprise.
Pour ça, je risque d’avoir besoin de ces foutus actionnaires, et pour mon malheur et celui de mes employés, ils s’accapareront tout, jusqu’à mon but, pour ne me laisser rien, eux qui n’avaient que l’argent et n’ont jamais cru en rien et n’ont jamais été capables de rien.
Ce système sacrifie les hommes en détruisant avant tout leur raison d’être pour la remplacer par un but unique : faire de l’argent. Il est nocif. Il faut le repousser, le combattre.