Jaja
« J’ai parlé de socialisation qui sous-entend non pas le pouvoir des apparatchiks mais celui de l’Assemblée générale souveraine des travailleurs....bref l’application de la démocratie directe au sein de l’entreprise... »
Parmi les nombreuses voix qui se sont élevées contre cet article réactionnaire et emblématique de l’idéologie du capitalisme le plus pourri ambiant, article écrit par tdelache, on pourrait classer la voix de jaja. En réalité, jaja se sent très bien réconforté par cet article réactionnaire. C’est tout le problème de la socialisation prônée par Jaja. Il faut aller visiter ses « Assemblées générales souveraines des travailleurs sans apparatchiks » supposées être « l’application de la démocratie directe dans l’entreprise » pour comprendre ce problème. En écoutant jaja, on se demande si jaja réalise le sens de ses phrases ronflantes. Jaja ne sait sans doute pas ce que c’est qu’une entreprise encore moins une Assemblée Générale. Les jolis mots « démocratie directe »et « souveraine » accolés respectivement à « entreprise » et à « assemblée Générale » ne sont destinés qu’à donner le change.
Considérons une Assemblée Générale. Comment imaginer une Assemblée Générale souverainesans « apparatchik » ? Même le nouveau venu dans la vie associative sait qu’une simple réunion de quelques personnes nécessite un minimum de préparation, d’organisation et de discipline. Et surtout, il faut entre autre un bureau de séance composé au moins d’un coordinateur et d’un secrétaire de séance, c’est-à-dire au moins deux « bureaucrates » ou « apparatchiks »selon la terminologie méprisante de l’anarcho-trotskiste jaja en supposant que les participants se soient rencontrés spontanément chacun par sa propre imagination « souveraine ». Chacun comprend qu’une telle « Assemblée Générale » soi-disant « souveraine » est purement fictive et, en tout cas, ne peut être qu’un foutoir sans autre suite que le désordreet l’impuissance à traiter et à régler le moindre problème posé.
Il n’est pas besoin de raisonner plus loin pour comprendre la vanitéet le crétinisme que recouvrent les anathèmes anarchistes et trotskistes à l’égard de la dictature du prolétariat accusée de « bureaucratie » et autres « apparatchiks »et « nomenklatura ». On mesure tout autant le vide du slogan anarcho-trotskiste « démocratie directe » qui, dans le cadre de l’entreprise, signifie l’anarchie dans l’activité productive de cette entreprise, les travailleurs étant incapables de tenir la moindre réunion sans « apparatchik » comme l’exige Jaja.
« La socialisation c’est l’appropriation collective de l’instrument de travail et non une simple nationalisation où le véritable pouvoir est exercé par l’État... qu’il soit capitalisme privé ou capitalisme d’État (comme en ex URSS) ne changeant rien à sa nature de classe. »
Le trotskiste jaja milite pour l’anarchisme. Ainsi, explique jaja, sa « socialisation », son « appropriation collective de l’instrument de travail » n’est est pas une simplenationalisation. Donc c’est quand même une nationalisation, mais une nationalisation qui exclut« le véritable pouvoir exercé par l’Etat, qu’il soit capitalisme privé ou capitalisme d’Etat comme en URSS ».En clair, jaja, comme tout bon anarchiste qui se respecte, rejette toute notion d’Etat dans le processus de « l’appropriation collective de l’instrument de travail ». Aucune forme d’Etat ne serait donc nécessaire pour exproprier les capitalistes, pour « l’appropriation collective de l’instrument de travail », pour la « socialisation ».
On marche sur la tête avec ce galimatias anarchiste. Déjà, parler de nationalisation en matière d’appropriation collective de l’outil de travail, c’est voguer dans les eaux troubles du nationalisme bourgeois. Ensuite, faire croire que les travailleurs vont pouvoir un jour engager une quelconque « socialisation », une quelconque « appropriation collective de l’instrument de travail » les mains nues, par le sourire, sans aucune forme d’appareil de coercition, sans un appareil despotique destiné à brutaliser et à écraser systématiquement les capitalistes, c’est vendre des chimères aux travailleurs, c’est les condamner pour toujours à l’exploitation et l’oppression capitaliste.
L’anarchisme, quelles que soient ses formes, est une idéologie indulgente à l’égard de la bourgeoise, une idéologie de la démobilisation et du désarmement des masses laborieuses pour leur sacrifice sur l’autel de leur équarrissage par la bourgeoisie. Par exemple, face à oncle archibald qui se demande « Faudra-t-il à la prochaine révolution pendre le dernier bourgeois avec les tripes du dernier curé pour que quelque chose change ?« , l’anarcho-trotskiste jaja, en bon curé sentant sa paroisse menacée, chuchote doucement à l’oreille d’oncle archibald « Évitons ces carnages inutiles et contentons nous d’exproprier méthodiquement les riches actionnaires et de socialiser les moyens de production et d’échange ! Ensuite nous pourrons partager entre toutes et tous le temps de travail et les richesses produites et ce de façon égale. ». Et jaja ne dit pas à oncle archibald par comment et par quel moyen on peut « se contenter d’exproprier méthodiquement les riches et les actionnaires » sans l’Etat, sans la révolution qu’invoque oncle archibald Ce chuchotement de jaja à l’oreille d’oncle archibald est une belle illustration du rôle de Curé de la bourgeoisie que tient l’anarchisme.
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