Pardon George mais le pouvoir n’a jamais vraiment été accaparé par les gens du Sud et je n’ai jamais entendu cette doléance des gens du Nord qui je le rappelle, sont Songhaïs, Peuls, Arabes, Tamacheks, Bozos, etc...
Il existe en revanche une différence culturelle importante entre les ethnies du Sud et celles du Nord. celles-ci ont perdues de leur intensité ces dernières décennies avec les mouvements d’urbanisation qui ont entraînés de très nombreux métissages. Le fonctionnariat a aussi concouru à un métissage par mariage et aussi culturel par la rencontre et la cohabitation réelle entre les éthnies. celle-ci étant facilité par le cousinage à plaisanterie qui a toujours autant d’effet pacificateur au sein de la société. Il y a des problème parfois très violent entre ethnie de façon très localisée et toujours autour de problématiques éleveurs/pasteurs. D’ailleurs, il y a eu 40 morts lors de heurts entre Peuls et Dogons en un seul combat, après la prise du Nord mais cela n’a pas fait grand bruit. De même, dans le Cercle de Menaka, les heurts meurtriers entre Bororos et Daoussak ont précédés d’un an les combats du MNLA et empoisonnaient la zone (les Bororos s’étaient déplacés avec leur troupeau, jusque vers Gao, fuyant la guerre au Niger.
A Bamako, je n’ai jamais vu de problème entre gens du Sud et gens du Nord.
La prévarication, le « bouffement » était une chose « normale » au Mali. L’élu local détourne une somme importante, il construit à Bamako une grande demeure qui le rend semblable aux feuilletons « Brésiliens » qui ont eu un impact considérable sur la culture Ouest Africaine en ce qu’ils sont pour la majorité, une vitrine sur le monde « Européen ». Dès lors, les villageois les envis. L’impunité, la généralisation de la corruption, le manque d’éducation, ont fait que pour beaucoup de Maliens, réussir à détourner était perçu comme une bénédiction. D’ailleurs, au sein des familles, des communautés, celui qui refusait le « bouffement » était souvent qualifié de « maudit ». Dans ce système antinomique du bien publique et d’une psychologie saine, il s’était créé une pseudo-sagesse qui disait que celui qui avait été détourné pour que l’argent de l’escroc aille à sa mère, était bénit... C’est cela que les Putschistes remettait en question, d’où le CNRDRE pour justement redresser l’Etat et la démocratie. Contrairement à ce que l’on va nous dire, les membres du CNRDRE et les familles politiques qui les soutenaient, cherchaient avant tout à restaurer la dignité de la Patrie et la participation de tous. Les plus gros voleurs du pays avaient été arrêtés et le Président ATT, le système qui avait abouti à cette catastrophe, devait être traduit en justice. Dans tous le pays, des membres de la société civile, des religieux vinrent témoigner à la télévision (sobrement pas de la com’), de leur volonté de cesser la corruption et de s’engager à oeuvrer positivement à la vie de la Nation. cela, les médias occidentaux ne l’on pas montré... Au quotidien, la probité des membres du CNRDRE avait permis une paix civile, une sécurité et un comportement responsable de la population dans son ensemble.
Les soldats de la junte manquaient de maturité politique mais leur action, leur comportement vis à vis de la population, leurs discours étaient sincères et dépourvus d’incitation à une violence inutile. Cela a permis que le Sud du pays ne sombre pas dans l’anarchie... Ou un autre coup d’Etat en préparation...