Allain
Jules
« Pourquoi personne n’ose parler des
Touaregs, de leurs revendications, de leurs aspirations légitimes ? ».
Ce
questionnement résume tout le paradoxe et fourvoiement de l’analyse de
l’auteur sur l’intervention française au Mali malgré sa rage tout à fait justifiée contre
l’impérialisme français en Afrique.
L’auteur
affiche une méconnaissance très allègre des sources et manifestations
historiques de l’impérialisme. L’auteur se trouve ainsi, sans doute malgré lui,
dans la position-piège très inconfortable qui consiste à fustiger
l’impérialisme judéo-chrétien occidental face à l’impérialisme judéo-mahométan
oriental ou vice-versa. Or, les deux impérialismes ne sont que les deux faces,
certes antagoniques, d’un même impérialisme à savoir l’impérialisme adamique,
noachique ou abrahamique. Cette barbarie divinisée ne tire sa richesse sa
fabuleuse richesse matérielle que du brigandage et sa puissance doctrinale que du
racisme anti-nègre exprimé entre autre par la malédiction de Cham.
Ces
remarques étant faites, Quelle solution pour les peuples d’éviter le piège
consistant à soutenir un impérialisme face à un autre impérialisme ?
La
seule solution pour les peuples, les peuples africains en
particulier, comme au Mali, pour éviter d’être pris en tenaille par deux ou
plusieurs impérialismes, c’est de s’organiser en partis politiques
anti-impérialistes indépendants. La tactique militaire est celle de la
transformation des guerres impérialistes en guerres populaires de libération
nationale dans les colonies et pays dépendants, et en révolutions communistes
de type bolchevique dans les métropoles impérialistes pour instaurer le
socialisme par la dictature du prolétariat.
Les Tamashaqs ou Touaregs, ces conquistadors mahométans millénaires, autant que les impérialistes euro-américains, n’ont aucune légitimité en Afrique, au Mali en particulier.