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Commentaire de Corinne Colas

sur Septième continent, vortex et îles inconnues !


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Corinne Colas Corinne Colas 2 février 2013 13:39

"dérivant au beau milieu de l’Atlantique, un banc de....réfrigérateurs«  

les scientifiques appellent ça les « macro-déchets », les journalistes : « ofni », les autres prient juste pour ne pas tomber dessus. Ce problème a toujours existé (bille de bois, conteneur, tonne perdue...) et à l’allure où vont ces bateaux, le résultat est connu d’avance. Riou, Stam sur le Vendée Globe mais aussi pour d’autres courses, ce type d’avarie témoigne de l’intensification du trafic maritime et donc... de la pollution. 

 

Rien que pour les eaux européennes, ce serait chaque année ’officiellement’ environ 2000 conteneurs perdus (et la réalité ?) . En plus, leur contenu est parfois « désespérant » mais « motus et bouche cousue ».

 

C’est l’exemple type du problème qui ne peut faire l’objet d’un choix individuel mais la réglementation ne bouge pas. Les uns disent que c’est inadmissible et exigent la traçabilité des conteneurs (balise), les autres se réfugient derrière une étude néerlandaise montrant que "seuls 46 % des vaisseaux fixent correctement leurs chargements"...     pour répondre 

 

"Cela signifie que nous n’avons pas besoin de règles supplémentaires" (? ?) Le sophisme, c’est tout un art dans la logique parlementaire européenne. 

 

Et le cynisme est à son comble quand il est dit : "Lorsque des accidents surviennent en mer, nous devons examiner dans quelle mesure des conteneurs pourraient être impliqués."

Continuons d’examiner donc...

C’est préoccupant pour les voiliers !

Généralement victimes et bateau ne sont plus là ! Pour ceux qui ont la chance d’être secourus, le terme « ofni » prend tout son sens, à part un grand boum... ils n’ont souvent pas grand-chose à raconter, le « macro-déchet » de son côté s’est éloigné ou a coulé peu après mais un conteneur non identifiable, c’est tout bénéf pour les armateurs et leur assureur.

 

Le risque zéro n’existe pas même sans ofni, faire du bateau nécessite un certain esprit (et du fatalisme) mais exige une grande préparation. Pour partir dans certains coins, beaucoup préfèrent un voilier en acier, en plus c’est un matériau recyclable.


Ce qui est dommage dans cette histoire de conteneurs qui année après année tombent à l’eau, qui s’ouvrent et laissent échapper n’importe quoi, c’est que l’on constate encore que c’est « le coût » à court terme (et uniquement pour une catégorie d’individus) qui préoccupe nos instances européennes ou internationales. Il semble que ce soit rentable de laisser dans la nature quelques conteneurs. En revanche, tout est pucé au supermarché du coin, aucune paire de chaussettes ne peut être subtilisée ! 


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