Bonjour à tous.
La schizophrénie des dirigeants du PC n’est pas nouvelle, et rien dans les prises de parole récentes ne laisse entrevoir une sortie de l’ambiguité. Pierre Laurent s’est d’ailleurs refusé à clarifier la position du PC sur la manière dont seront conclus les accords électoraux avec le PS en vue des municipales. Et pour cause, plutôt que de jouer à fond une carte nationale hypothétique en 2017 en misant sur Mélenchon, les caciques du PC préfèrent assurer la pérennité de leurs positions locales, celles-là même qui lui assurent d’avoir encore un rôle à jouer dans la vie publique.
Autre ambiguité du PC : son refus de favoriser une adhésion directe des électeurs aux Front de Gauche qui pourrait se traduire par un recul significatif des positions communistes au sein de cette alliance.
D’une certaine manière, le PC souffre du même mal que le PS : son enracinement local et la crainte de perdre des bastions de pouvoir. Bref, on n’est pas prêt, du côté du Colonel-Fabien, de sortir de cette schizophrénie. Et c’est pourquoi la formule « Deux pieds dans le Front de gauche et une main tendue vers le PS » est si criante de vérité.
Dommage car c’est le sort des classes populaires qui se joue. Mais pour que les idées de progrès puisse l’emporter, il faut prendre des risques. Quitte à perdre. Les dirigeants du PC sont-ils disposés à assumer cela ? Manifestement non !