D’accord,
schweizer, sur « la faute à pas de chance » mais vous vous trompez sur
un point : je suis moi-même agnostique et non pas athée. Et vous pourriez
trouver dans bon nombre de mes interventions sur Agoravox une critique sévère
de ceux des athées qui méprisent les croyants.
Dans
la précédente version de cet article (que la modération a refusée et c’est très
bien ainsi) je les mettais carrément, en les qualifiant de « bouffeurs de curés », sur un
même plan que « les grenouilles de bénitier ».
Ces
derniers « se mentent à eux-mêmes » plutôt que de prendre le risque de
perdre le confort que leur procure la croyance dogmatisée, et la confiance
aveugle en d’autres qui pensent pour eux. Mais les athées superficiels et
méprisants croient, eux, à la puissance de leurs propres « dogmes »
alors qu’ils sont, comme vous le dites fort justement, tout aussi impuissants à
améliorer l’humaine condition.
Il
me semble que nous sommes entrés dans une période où les athées superficiels
sont devenus au moins aussi dangereux que les croyants les plus dogmatiques.
Et, quand ils ont le pouvoir, les « bouffeurs de curés » peuvent faire
des sottises que les pires croyants dogmatisés auraient été incapables
d’imaginer.
La
destruction du mariage défini comme l’union d’un homme et d’une femme en est en
ce moment un bel exemple : le raccolage électoraliste conduit les
« socialistes » à vouloir satisfaire les jeunes
« intellectuels » écervelés qui s’ennuient dans les études
traditionnelles et trouvent malin d’inventer l’humain sexuellement indifférencié.
Ces jeunes et ces « socialistes » décident - comme Giscard le voulait
il y a quelques décennies - que l’Histoire n’a d’intérêt que si on la limite à
leur génération.
Ah non, pas tout-à-fait ! Ils regardent l’avenir et
sont pétrifiés de trouille s’ils constatent qu’ailleurs on a pensé avant eux à
réaliser des sottises qui vont devenir populaires. Dans plusieurs de ses
livres, François Brune a très bien décrit comment "l’impérialisme
publicitaire« a créé chez les politiciens contemporains, de droite et
»de gauche« , la peur d’être »en retard". En retard sur quoi
? Ce n’est pas ça qui compte, l’important c’est de ne pas être en retard (j’ai
un faible, dans ma collection de livres de François Brune, pour "De
l’idéologie aujourd’hui", édité en 2005 chez Parangon, que je crois être
le plus directement utile à la société française d’aujourd’hui).