@ Carthoris
Défendre l’église catholique, aujourd’hui injustement
menacée, c’est très respectable. Faites attention tout de même à ne pas aller,
dans la foulée, jusqu’à inverser les rapports entre juifs et chrétiens durant
les 20 derniers siècles. Extrait de mon petit essai de mars 2000
« Désacraliser la violence religieuse » :
"Dès son origine l’église catholique, traduisant
dans les faits le terme grec « katholicos » par « totalitaire »
plutôt que par « universel » a, sur le problème de la violence, non
seulement annulé le progrès amené par Jérémie et Ezéchiel mais introduit une
épouvantable aggravation de la conception énoncée par le "Dieu
jaloux« de l’Exode. Son nouveau dogme de »Jésus homme-Dieu" l’a
amenée à considérer logiquement que ceux qui l’avaient condamné à mort étaient
« déicides » mais elle n’a pas arrêté là sa folie interprétative. Elle
a décidé que ce n’étaient pas seulement les quelques juifs qui, avec Pilate,
avaient effectivement prononcé la sentence qui se faisaient ainsi déicides mais
aussi tous leurs contemporains juifs qui refusaient le nouveau dogme. Puis elle
est allée beaucoup plus loin encore : seraient aussi déicides tous leurs
descendants. Et pas seulement jusqu’à quatre générations : presque vingt siècles
plus tard ceux des juifs qui continuaient toujours la tradition de l’AT étaient
encore considérés comme déicides par le catholicisme papiste.
Vous avez raison, Carthoris, de définir les Femen comme vous le faites. Je l’ai fait pareillement. Mais, s’il vous plaît, lisez le déjà très ancien livre, toujours d’actualité, de Jacques Maritain, « L’impossible antisémitisme ».