Chaque nouvel article de Bernard Dugué sur le plan scientifique (je ne parle donc pas de ses chroniques philosophiques sur l’état du monde) quel qu’en soit le contenu permet bel et bien désormais d’entretenir au quotidien un bouillonnement permanent et semble t’il reproductible jusqu’à la nausée aux confins jamais dégrossis de la physique, de la métaphysique, de la philosophie et de l’épistémologie.
Et le plus cocasse dans tout ça, et à proprement parler sidérant, c’est que l’auteur lui même semble se placer hors de ce champs de discussion comme s’il pouvait s’abstenir d’en être un acteur à part entière.
Peut être justement parce qu’il n’est pas dans le système et en profite pour ne jouer que le rôle qu’il a envie de tenir. (c’est peut être ça la « cénotaphe-mania »
)
Mais, dés lors si on comprend les enjeux, si on comprend ou pas le contenu ( surtout quand il est délivré en langage scientifique et en particulier sous formes d’équations imbitables) on ne peut qu’être frappé par l’absence quasi totale de positionnement in fine de M’Sieur Dugué.
Heureusement que l’on trouve des scientifiques plus loquaces et plus engagés alors même qu’ils sont, eux, au coeur du système.
Dans le genre, j’invite les lecteurs ici présents à deviner qui a écrit aujourd’hui les lignes qui suivent, (indice, c’est un chercheur auquel l’auteur ici présent a récemment consacré un article).
Sachant que ce petit paragraphe a au moins le mérite, lui, de donner un véritable écho à plusieurs commentaires interrogatifs postés sur ce fil :
"Quelque chose qui dépassera encore longtemps
la science, aussi longtemps qu’on entendra des stupidités
journalistiques et antiscientifiques du genre : << Ce n’est pas
scientifique >>. Effectivement, ça ne risque pas d’être
scientifique tant que la science sera
dépassée. Rien de plus antiscientifique que de croire que la science
est aboutie et que c’est donc elle qui doit fixer les règles de la
raison (par exemple : le déterminisme scientifique rend la science
irrationnelle). Une chose certaine, dont je peux témoigner en tant que
scientifique ayant réussi à ébranler les dogmes d’un paquet de
chercheurs qui étaient à demi-ignorants ou à demi-abrutis, non sans mal
(il y a des cas désespérés que j’ai laissé tomber, mais j’ai vu des
étincelles s’allumer), heureusement je prend plaisir à le faire, donc
voici ce qui est certain : << L’ouverture d’esprit n’est pas
scientifique >>"