Bonjour herbe,
Vous m’avez donné envie de relire Le Principe de Lucifer qui m’avait assez passionnée. Je me demande si le mot « mème » ne fut pas un inconvénient lexical pour la promotion en France de cette théorie ? Vous savez à quel point la culture française est sensible au langage, au point de préférer souvent le langage du « beau » au langage du « vrai ». Dommage que d’autres mots comme « culturème » ou même « idème » n’aient pas été choisis en traduction. Le concept aurait peut-être eu plus de succès.
De mon point de vue, son modèle remplit les blancs de mes interrogations historiques ou anthropologiques. Il apporte des réponses qui percutent ma propre appréhension des processus. Dès qu’il y a chronologie, ce genre de modèle fonctionne en appui aux phylo- ou ontogénèses.
Il faudrait que je m’y replonge.
l’auteur, votre lien laisse entendre que Bloom ferait partie de la caste des illuminés de la fin du monde. Pas du tout. Lisez l’article que vous citez, et vous constaterez que, au contraire, il s’interroge sur les soubassements culturels ou biologiques de ces tendances récurrentes des sociétés humaines à se complaire dans l’attente catastrophiste. Sa pensée est subtile et originale. Son titre est également justifié (Pourquoi le monde finira en 2012) par l’idée que même si les désirs de fin du monde sont pathologiques, ils peuvent être auto-réalisateurs.