@ easy
(xxx.xxx.xxx.174)
24 février 17:40
Vous faites bien de rappeler les priorités vitales à la survie.
Mais l’Homme des origines avait souvent le ventre suffisamment plein pour s’adonner à l’expression picturale dans ses demeures caverneuses, preuve de sa capacité à symboliser ce que le réel avait déposé dans son imaginaire : les haut-parleurs de ce temps-là. Contre quoi s’échangeaient ces « discours » ? On ne peut que s’en faire des fantasmes, et clavarder amicalement sur le sujet... 
Puis vint le temps de l’édification de lieux « sacrés », culte des morts, construction de pyramides, etc...
L’imagination ne leur faisait pas défaut, et des haut-parleurs babeliens sont nés avec le langage oral, selon les coins de la planète.
Le ventre vide réveille les angoisses de survie immédiates, et remet les pendules à l’heure.
Plus jeune il m’arrivait de faire des expériences de vie sauvage pour retrouver cet instinct de survie. Je crois que c’est un peu ça qui m’a permis de trouver réponse à la question du fantasme des origines : j’ai trouvé une forme de paix intérieure quasi absolue en renonçant à chercher le divin. En devenant athée, j’ai cessé en même temps de me croire Dieu.
Je réalise à quel point, en vous lisant « à la lettre », notre planète porte des histoires totalement différentes de l’humanité, et ça me donne un peu plus d’humilité dans ma représentation du monde. Je devrais dire « mes représentations des mondes », « mes fantasmes des origines ».
Merci de vos éclairages, Easy. Vous êtes un Haut-Parleur pourvu d’une imagination débordante. 