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Commentaire de auguste

sur Souvenirs de latrines …


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auguste auguste 25 février 2013 17:36

Seuls les ancêtres alimentent ce fil...

Il y a plus d’un demi-siècle, les vendangeurs étaient nourris, logés, abreuvés (je l’ai souvent été au Corbières ou au Minervois) et dotés d’un seau hygiénique.

Nous l’utilisions au chant du coq, dans une rangée d’isoloirs fermés par des rideaux, disposés dans un couloir bien aéré, à raison de cinq ou six pour les hommes, porteurs et charretiers et d’une bonne vingtaine pour les femmes, la mousèigne et ses coupeuses.

Outre son côté pratique, le seau hygiénique avait un aspect divertissant au plan musical.
Caisse de résonance de nos embouchures naturelles, nous étions charmés par un concerto d’instruments à vent difficiles à orchestrer.
Une joyeuse cacaphonie qui mêlait flutiaux et hélicons nous faisait commencer la journée de bonne humeur.

Il suffisait de « parler de cul pour faire rire la figure ».

Puis venait le cérémonial du vidage, toute honte bue pour celui -ou celle- qui avait tiré des coups de tromblon, inconvénient notoire d’une soirée cassoulet.

Nos délestages voguaient de ruisseau en ruisseau, jusqu’à un confluent.

Le plus évocateur de son triste destin passe sous l’ A 61 et se jette dans l’Aude entre Trèbes et Floure, bien signalé par un splendide panneau.

J’allais vous quitter sans vous dire son nom :

Le Merdeaux...ça ne s’invente pas.


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