La liberté du peuple, ce n’est pas le référendum d’initiative populaire, c’est de pouvoir descendre en foule dans la rue ;
celle de la finance, du patronat et de leurs gouvernants, de l’étrangler
quand chacun rentre chez soi.
C’est le nouveau mode de vie de l’exploitation et de la protestation
subséquente. C’est la liberté démocratique en bas, technocratique et
capitaliste en haut.
Il n’y a pas un pays : Grèce, Portugal, Espagne, Italie, France, où le scénario ne se constate.
Une journée d’action dans 170 villes aujourd’hui en France, à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU, de Solidaires.
Cependant, à ceux qui ironisent sur le vote F. Hollande au second tour,
ou se félicitent de leur bulletin blanc ou de leur abstention en cette
occasion, il est facile d’opposer qu’il vaut mieux avoir à affronter
aujourd’hui cette pseudo gauche au pouvoir que l’auto-satisfaction
cynique de la droite et de ses suppôts.
La suite à venir le montrera sans doute, autrement que par le succès de
l’extrême-droite dont les social-libéraux se font les fourriers, ni plus
ni moins d’ailleurs que ne l’eussent fait les UMP.