Il est quand même extraordinaire qu’il soit impossible de faire un bilan de la situation économique au Venezuela, avec les points positifs et les points négatifs.
A lire les commentaires, on se croirait à la controverse de Valadolid...
Dans les points positifs, il y a l’aide massive à l’alphabétisation, à la scolarisation, à la santé.
Il y a le patriotisme et le souci d’indépendance par rapport aux USA.
Les accords de coopération, non seulement entre pays d’Amérique latine, mais aussi avec des pays anti-impérialistes.
Il a mis à la porte les pétroliers étrangers et a nationalisé.
Il aide beaucoup certains de ces pays avec lesquels il pratique du troc, sans passer par le dollar...
Dans les points négatifs, il y a l’échec des nationalisations de terres agricoles, du bâtiment et du commerce. Le Venezuela importe 80% de biens de consommation. Il vient de dévaluer sa monnaie de très de 40% en raison des difficultés économiques.
La construction de logements est loin de couvrir les besoins. Les magasins ne sont pas toujours approvisionnés, même des biens de consommation courante.
L’entretien et les investissements de l’appareil productif pétrolier n’est sans doute pas suffisant.
Beaucoup d’argent du pétrole circule, la corruption aussi. Ce qui explique sans doute une bonne partie de la violence dans ce pays.
Chavez a eu le grand mérite de mettre en oeuvre une politique au bénéfice des plus pauvres, ce qui est loin d’être le cas de tous les pays qui bénéficient de la rente pétrolière.
Mais il ne sert à rien de cacher les points négatifs, on les trouve partout sur le net.
Le opposants à Chavez ont grand tort de ne pas saluer les points positifs, comme si le libéralisme était la 8e merveille du monde.
Les groupies ont tort de ne pas faire un bilan objectif. Considérer que tout est positif frise le ridicule et finit par déconsidérer ce qu’ils défendent.