la philosophie du christianisme, exprimée dans les évangiles, me semble convaincante. J’y adhère.
J’adhère aux valeurs de paix et d’amour énoncées dans ces textes.
Le Jésus mis en scène dans le Nouveau Testament n’est certainement pas celui qui a (ou aurait) réellement existé, mais ça on s’en fou. En tout cas le caractère « historique » des récits est fortement contesté et contestable. La version des faits par les historiens me semble plus crédible. Mais encore une fois, peu importe, je prends et retiens les valeurs de paix et d’amour.
Ma conviction personnelle est que la valeur sociale universelle de ces textes serait beaucoup plus crédible sans les prétentions de vérités, qu’elles soient historiques ou divines. Entre nous, vous conviendrez que le récit des circonstances virginales de la mère de Jésus et de sa naissance pose un réel problème de crédibilité, non ? Quant à sa résurrection, elle ne peut être entendue que dans un sens symbolique. C’est bien ça qui plombe le christianisme à l’ère où les croyances scientifiques remplacent celle du père Noël.
D’ailleurs, c’est ce virage qu’ont tenté de prendre les protestants. Malheureusement, ils se sont eux aussi auto proclamés seule et unique Église détentrice de la « parole de Dieu ». Toujours la même imposture.
Bref, comme vous je respecte les hommes et les femmes qui croient en l’existence d’un Dieu. Mais mon respect tombe dès que l’on cherche à me convaincre de la réalité de cette existence, et a fortiori si on me demande d’adhérer au dogme d’une Église. Car là, c’est moi qui ne suis plus respecté.
Comme ça, c’est clair ?