@ Mikombe,
Notre divergence réside dans la redéfinition des frontières héritées de la colonisation. Vous avez écrit ceci : « Chercher à « mettre les pays africains à l’abri de la balkanisation », par « des accords de non agression, donc d’assistance mutuelle, des accords régionaux de défense », dans ce contexte d’une Afrique balkanisée, re-balkanisée, assiégée et placée sous gérance néocoloniale, cette préoccupation très louable reste un veux pieux, et en tout cas signifie qu’on accepte de se conformer à la balkanisation existante. Les jeunes générations d’africains, passionnées par l’indépendance et la liberté de leur continent, doivent rejeter la voie collaborationniste du respect des frontières coloniales, la voie du nationalisme néocolonial, pour trouver la voie de la lutte pour la dé-balkanisation de l’Afrique, c’est-à-dire la voie de la fédération des peuples africains sur la base de leur identité panafricaine précoloniale commune. »
Vous êtes partisan de la révision des frontières actuelles pour permettre, par exemple, à un pays comme le Rwanda de s’approprier le Kivu au détriment de la RD Congo. Je défends le maintien des frontières actuelles tout en préconisant des coopérations régionales et l’implication de l’Union africaine dans les résolutions des conflits.
Pourquoi un tel courroux à mon encontre ? Est-ce parce que je défends l’intégrité du territoire congolais ? Est-ce parce que je préconise des unions douanières en vue du vivre-ensemble ? Est-ce parce que je veux éviter que l’Afrique soit mise à feu et à sang, soit transformée en une jungle où régnera la loi du plus fort ? Est-ce parce que je suggère que l’Afrique parle d’une seule voix dans les institutions internationales ?
Toutes les attaques relatives à une soi-disant inféodation aux anciens colons ne sont-elles que, en réalité, un leurre pour éviter que l’attention se focalise sur le machiavélique projet qui consiste à démembrer la République Démocratique du Congo au profit du Rwanda ?