Il n’y a qu’à voir le nombre d’articles sur ce site et ailleurs, consacrés à la manif du 5 mai, pour voir qu’elle a eu et aura encore, puisque nous ne faisons qu’entrer dans la crise, un grand impact politique.
Du coup il est nécessaire de minimiser sa participation, de brouiller le discours qui est simple, - il faut un changement profond, le système ultralibéral n’est plus réformable-, et qui fait évidemment mouche.
La deuxième signification politique, également passée sous silence, est majeure.
Cette rupture de fait d’une partie des forces qui ont permis l’élection de Hollande et du PS/EELV, signifie que le pouvoir socialiste n’a plus de légitimitée...
Ce qui ne va pas les empêcher de s’accrocher au pouvoir et d’utiliser sans vergogne leur majorité dans les assemblées.
Au fil du temps cette vérité va émerger et ceux qui distribuent volontiers des leçons de démocratie et autres à tout le monde, vont être de plus en plus en porte à faux.
Il y a aussi une autre vérité qui ressort de cette manifestation. Ceux que l’on qualifie d’extrême gauche et qui s’auto attribuent des brevets de « vrais révolutionnaires », critiquaient énormément le Front de Gauche pour sa manière dite électoraliste de parvenir au pouvoir et de prétendre ainsi changer les choses. En caricaturant, la révolution par les urnes en somme.
Cette manif démontre que le processus s’appuit sur une mobilisation populaire.
Ces tendances vont s’accentuer dans les mois à venir. Et c’est bien que cela se mette en place avant que le chaos général ne gagne la France.