Allons donc de ce pas nous villégiaturer chez les rois zoulous des Hauts-de-Seine
Rmiste, si tu ne sais pas où passer tes vacances, un conseil : les Hauts-de-Seine. C’est le département le plus riche de France, donc le plus accueillant envers les pauvres.
La caillasse y coule à si gros bouillons dans les caniveaux qu’à force de ramasser tout ça tu te chopes une scoliose.
Le NEUF DEUX s’enorgueillit d’avoir donné à la France la grande arche de la Défense, les pots-de-vin d’Omar Bongo, l’impunité de Charles Pasqua, la lance à eau de Nicolas Sarkozy, les Bahamas de Didier Schuller et les domestiques gratuits de Patrick Balkany.
Mais aujourd’hui, un nouvel objet de fierté ennoblit le protectorat des forces vives. C’est Le Parisien qui l’annonçait en titre le 8 juillet 2005 : « Nicolas Sarkozy privatise l’insertion des Rmistes. » Eh oui ! Il y a aussi des Rmistes dans les Hauts-de-Seine.
Très exactement 26 924, précise Le Parisien. On devine qu’à la différence de leurs compères du Nord ou des Bouches-du-Rhône, ces Rmistes-là roulent en Smart et suivent de près l’évolution de l’indice Nikkei. Leur privatisation est donc de bon sens.
Début 2005, le conseil général présidé par Sarkozy lançait un appel d’offres pour répartir le gâteau de la « réinsertion professionnelle » (19,5 millions d’euros).
3 prestataires viennent d’être sélectionnés : l’ANPE, Manpower et Forgeco. Ce sont effectivement les plus compétents :
1) L’ANPE s’y connaît en stages de relooking, poireauting au guichet et relifting de la motivation.
2) Manpower fait un malheur dans l’insertion des manutentionnaires à mi-temps chez ED l’épicier.
3) Quant à Forgeco, spécialisée dans la « formation professionnelle à la restauration », elle a déjà fourni en loufiats les cantines de Dassault Aviation, du ministère de la Défense, de la mairie de Paris, de L’Oréal et d’Yves-Saint-Laurent.
ANPE-Manpower-Forgeco, c’est le tiercé gagnant : contrôle social, missions d’intérim et apprentissage du four à micro-ondes.
« En décidant ces marchés, Nicolas Sarkozy supprime les actions menées par ces organismes publics ou associatifs en les mettant en concurrence avec les entreprises privées, s’insurge un conseiller général socialiste. C’est une procédure ultralibérale qui marchandise l’insertion des Rmistes. »
Il a raison, l’élu PS : non à la marchandisation des Rmistes !