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Commentaire de Piere Chalory

sur Népal : la Yarsagumba provoque la fermeture des écoles


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Piere CHALORY Piere Chalory 15 mai 2013 08:54

Détails techniques supplémentaires ;


Le Yarsagumba ou Yarchagumba est un champignon minuscule unique et rare originaire du Népal.

Ce champignon pousse dans les contreforts de l’Himalaya à des altitudes pouvant atteindre 5000 mètres.

Le Yarsagumba est le résultat exceptionnel d’une combinaison originale entre un insecte (Hepialus fabricius) et un champignon (Cordyceps sinensis). Au départ, les spores du Yarsagumba se fixent sur la tête des chenilles qui vivent dans les alpages himalayens. Puis, progressivement, le champignon pénètre plus profondément dans le corps de la chenille envahissant son organisme. A la mort de l’insecte, le champignon continue de se développer et prend l’aspect d’une tige noire. Cette tige noire en forme de doigt ne mesure que quelques centimètres. C’est cette partie aérienne du Yarsagumba, appelé le carpophore, qui est récolté et utilisé dans la médecine traditionnelle tibétaine et chinoise. Le Yarsagumba ne se récolte qu’une seule fois par an et n’est visible que pendant les quelques semaines que durent le printemps.

Le mot tibétain Yarsagumba exprime cette double origine du champignon qui signifie littéralement plante d’été et insecte d’hiver.

 

Histoire du Yarsagumba

Les propriétés stimulantes du Yarsagumba sont connues depuis des millénaires par les bergers tibétains. En effet, ils avaient constatés que leurs yacks jouissaient d’une forme éblouissante lorsqu’ils mangeaient du Yarsagumba à l’état naturel dans les alpages. Utilisé depuis de nombreux siècles en Chine et au Tibet, le Yarsagumba a longtemps été un champignon réservé aux élites à cause notamment de sa rareté et de son prix élevé. Au Tibet, seul le dalaï-lama en consommait, tandis qu’en Chine, seuls l’empereur et sa cour avaient le droit de profiter de ses vertus.

 

La récolte du Yarsagumba

Au Népal, à la fonte des neiges, l’époque de la récolte du Yarsagumba provoque une véritable ruée vers l’or dans le pays. Ainsi au mois de mai, dès le début du printemps, des villages entiers du Népal et du Tibet se déplacent vers les hauts plateaux de l’Himalaya pour ramasser ce champignon aphrodisiaque. Même les moines tibétains désertent leur monastère et partent à la cueillette du Yarsagumba. En effet, grâce au Yarsagumba, en un mois, les moines peuvent gagner ainsi assez d’argent pour vivre tout le reste de l’année au monastère. Récolter le Yarsagumba est une rude épreuve. Il faut marcher pendant plus de 15 heures pour atteindre les premiers plateaux et la récolte du Yarsagumba s’effectue dans des conditions très difficiles : le froid est intense et l’atmosphère pauvre en oxygène. La recherche du Yarsagumba est difficile, les plaques de neiges sont encore nombreuses, et il faut repérer la petite tige noire du Yarsagumba qui se confond avec l’herbe. La cueillette du Yarsagumba est également délicate, il faut extraire le Yarsagumba d’un sol encore durci par le froid sans le briser. Ensuite, il sera soigneusement brossé et nettoyé avant d’être négocié sur les marchés.

 

Les Principes actifs du Yarsagumba

Le Yarsagumba contient de nombreux principes actifs dont l’adenosine et la cordycepine. Outre ses vertus aphrodisiaques, le Yarsagumba augmenterait les capacités physiques et pulmonaires et contribuerait au renforcement du système immunitaire.

 

Le Yarsagumba est un stimulant sexuel et un aphrodisiaque

Le Yarsagumba est considéré en Chine comme l’aphrodisiaque le plus puissant du monde. Le Yarsagumba est ainsi devenu le champignon le plus recherché de la planète.

Plusieurs études menées en Chine et portant sur plus de 1 000 hommes et femmes ont montré que le Yarsagumba, à raison de 3 g par jour, était efficace pour stimuler une fonction sexuelle déficiente.




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