@Lionel
Vrai, cet article est d’une bêtise sans bornes - et d’une ignominie révoltante. Mais écoutez le discours d’un Quatremer, d’un Doze ou d’un Attali. C’est la même vomissure infecte. Pour en sortir, une seule solution, rappeler inlassablement la vérité :
1) En 2005, le TCE (à l’origine des dérives autoritaires de Bruxelles que nous connaissons à présent) a été rejeté par la population française, au nom justement de l’indépendance nationale et d’une saine méfiance envers les organes dirigeants de l’EU gangrénés par les néo-libéraux.
2) En 2007, Nicolas Sarkozy a fait adopter par voie parlementaire un traité rejeté par voie référendaire. Et ce avec la complicité du PS de François Hollande, lequel s’était acoquiné pendant la campagne de 2005 au chantre français de l’Européisme néo-lib.
3) En 2012, juste avant sa défaite, Sarkozy est allé signer avec Merkel un pacte qui engage l’avenir de la France (théoriquement) jusqu’à la fin des temps. Une première historique pour un président en fin de mandat et promis à la défaite. Après la victoire, son complice, Hollande, a entériné l’entourloupe.
4) Les beaux discours sur la réorientation de l’Europe sont de l’enfumage, attendu qu’il n’y a aucun recours démocratique contre les décisions de la Commission, toutes dictées par l’Allemagne, la force dominante actuelle. (La preuve : le parlement a voté contre le budget d’austérité, sans que ça ait la moindre conséquence.) Les envolées lyriques sur « l’Euro du peuple » ne valent pas mieux, navré M. Mélenchon. Comme si une monnaie, instrument technique capitaliste s’il en est, pouvait se transformer en bonnet phrygien.
5) Dans ce conflit de légitimité, sachant qu’aucun parti sérieux (j’ai dit « sérieux », pas « factieux ») ne veut défendre la décision des électeurs de 2005, il n’y a qu’une solution : une nouvelle consultation référendaire. Reste à trouver comment l’imposer.