Bonjour.
Je n’ai eu le temps que de lire en diagonale vos deux articles, désolé.
Je dois dire que, de tout ce que j’en ai tiré, j’ai préféré le deuxième ; le premier, celui où vous vous montriez « choqué » des propos tenus dans le livre I des Politiques m’a paru assez étrange : dans mon souvenir, Chouard était assez opposé ne serait-ce qu’à la lecture de Platon ou à celle d’Aristote, « choqué » qu’il était tout comme vous que ces deux auteurs ne se vouent pas sans rechigner à l’idolâtrie démocratique.
J’ai l’impression que vous faites le lien entre Chouard et les deux grands Grecs uniquement pour mettre en scène le problème - crucial et non assumé par Chouard, il est vrai ! - de l’esclavage athénien. Être « choqué » à la lecture des Politiques, n’est-ce pas être « chronocentré », n’est-ce pas être incapable de se déprendre de l’anachronisme typiquement moderne ?
En définitive, je suis surpris de lire que Chouard serait finalement trop « aristocrate » dans l’âme, car j’aurais plutôt tendance à déplorer sa confiance absolue dans le bon peuple. Mais peut-être qu’en quelques mois il a changé son fusil d’épaule, je ne sais pas...
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Au sujet du présent article, merci d’avoir remis sur le tapis le fameux texte de Constant, auquel vous auriez pu néanmoins adjoindre Fustel de Coulanges et Isahia Berlin.
Donc, finalement, et pour rebondir précisément sur Berlin, êtes-vous partisan d’une liberté de type négatif, ou plutôt d’une liberté de type positif ?
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Pour tout dire, j’attends surtout l’article 3, c’est là que ça risque de se corser...
Merci pour cette prose en tout cas, et merci à Machiavel1983 de m’en avoir conseillé la lecture.
Bien à vous,
EG