Je crois comprendre Eric Gueguen.
C’est que pour lui, ce n’est pas le gouvernement
représentatif qui a fait des modernes de veaux, c’est parce que les modernes
sont devenus des veaux que le régime représentatif a été possible.
C’est donc en quelque sorte l’individualisme, la quête de
jouissances privées quia amené à construire un régime qui sécuriserait et
garantirait ces aspirations. Pour jouir pleinement, les hommes se devaient de restreindre leur participation aux activités politiques,
il fallait donc une représentation politique de professionnel qui garantirait
les libertés individuelles et la jouissance financière pendant que le rôle
politique des gouvernés serait cantonné à un petit contre-pouvoir , celui de ne
pas réélire les représentants qu’ ils ne leur plaisent pas.
On est donc très loin du modèle aristoclétien de la politique,
celui de la réalisation du bien commun en faisant régner la vertu dans la cité …
C’est une façon de voir les choses très intéressantes, j’ ai
appris beaucoup des échanges que j’ ai avec Gueguen.
Mais si je puis me permettre, les choses ne sont pas si simple,
il y’ a aussi la dynamique capitaliste qui entre en compte et tout ceux qui
sont pris dans ce tourbillon ne sont pas nécessairement des veaux, parce qu’il
faut se rendre compte que même si c’est une dynamique qui enrôle par la séduction,
elle le fait aussi par la violence (cfr
l’accumulation primitive du capital, la prolétarisation etc.).