@ Corinne Colas :
Merci pour ce prêche enlevé.
Simplement quelques mises au point : heureux d’entendre que vous ne méprisez pas les philosophes, et vous le serez tout autant, je pense, d’apprendre que je ne méprise pas non plus les paysans. J’ai bien plus de respect pour la simplicité d’humbles gens que pour le prêchi-prêcha germanopratin de bobos écolos.
Au sujet de l’anarchie et de l’oligarchie : si je prétends préférer la seconde à la première, c’est parce qu’elle garantit un minimum d’ordre, donc la possibilité de la miner de l’intérieur, ce qui n’est pas le cas de l’anarchie qui, par définition, ne connaît ni intérieur ni extérieur.
Enfin,ce n’est pas parce que le mot élite a été galvaudé qu’il faut en condamner le principe. La hiérarchie n’est pas le problème, c’est une nécessité naturelle. C’est la propension de la hiérarchie à se figer et à s’atrophier qui en est un. Il m’est avis que le plus mauvais service à rendre à un pays qui connaît une crise aigüe de la hiérarchie est de prôner le nivellement comme remède à la crise. Nivellement dont ne cesse de se nourrir l’oligarchie dans la profusion marchande.